Des centaines d'appels par jour au 1819, le numéro qui répond aux questions des entrepreneurs bruxellois

1819 : Le numéro qui répond aux questions des entrepreneurs
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Bientôt trois semaines de confinement. Pour les entrepreneurs et les indépendants bruxellois qui ont été forcés de fermer, pour les autres aussi qui voient leurs activités diminuer, l'angoisse monte. Les factures du mois dernier vont arriver et les questions sont nombreuses. Quelles aides puis-je solliciter? Quelles sont les démarches à faire? Hub.bruxelles a renforcé ses équipes pour répondre aux questions des entrepreneurs, au 1819. 

Jusqu'à 700 appels par jour en début de semaine 

Le téléphone chauffe depuis le début de la crise. Jusqu'à 700 appels par jour en début de semaine. Chez hub.brussels, un trentaine de personnes se relaie pour décrocher. Parmi elles, Pierre Herfurth répond aux questions des entrepreneurs : "Les questions évoluent avec la crise, mais aujourd'hui, la plupart des personnes téléphonent pour savoir si elles vont pouvoir bénéficier de la prime unique mise en place par la région bruxelloise. Elles veulent savoir si elles rentrent dans les critères. A partir de quand elles pourront rentrer une demande pour cette prime, ce sont vraiment les questions principales aujourd'hui". Exemple: une toiletteuse pour chiens demande si elle a droit à la fameuse prime. 

Une prime unique de 4000 euros débloquée par la région et destinée à certains établissements. La région est en train de mettre les formulaires de demandes sur les rails. Il existe aussi d'autres mécanismes d'aide, issus du fédéral, ou d'autres régions. Alors, Chrysoline Monnier joue les guides au téléphone pour montrer aux entrepreneurs où trouver l'information qui les concerne: " Ils sont un peu perdus, parce qu'ils ont entendu des choses sur la Wallonie, sur la Flandre, donc parfois, il y a un peu de confusion. Je préfère leur expliquer bien clairement".

Relayer les imprécisions, les zones d'ombre  

Hub.brussels n'a pas réponse à tout. Les mesures ont été lancées dans l'urgence et elles ne couvrent parfois pas des situations très particulières. " Les textes sont ce qu'ils sont, il y a des zones d'ombre", explique Véronique Flammang, responsable de la permanence 1819. "Il y a des interprétations possibles donc on essaie de relayer toutes ces questions au niveau régional, fédéral pour avoir des réponses claires et ensuite nous les communiquons sur notre site internet pour que les entrepreneurs sachent quoi faire".   

De quoi peut-être rectifier le tir. Au fil des jours, l'angoisse monte du côté des entrepreneurs et des indépendants: " Oui, on a aussi des personnes très angoissées, on arrive à la fin du mois, elles ne savent pas très bien comment payer leur loyer, donc il y a des personnes qui sont angoissées, qui cherchent des solutions, on est là pour leur montrer les mesures qui sont mises en place pour les aider, pour les rassurer et les guider vers les meilleures solutions". 

Angoisses et idées pour rebondir 

Au départ, cette permanence 1819 est prévue pour accompagner les nouveaux entrepreneurs dans leur projet et les autres qui ont des questions. Alors, de temps en temps, dans ce contexte de confinement, ce genre d'appels revient. Comme par exemple cette vendeuse de boîtes hermétiques très connues qui veut rebondir et se lancer dans la livraisons de légumes. Elle appelle hub.brussels pour savoir si c'est permis. 

Le fédéral, les régions mais aussi les communes ont mis en place des mécanismes d'aide. Le 1819 remet à jour son site internet tous les jours avec les informations officielles. 1819 pour Bruxelles. 1890 pour les entrepreneurs wallons.

 

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