Des caméras corporelles en test sur les agents de police de la zone Nivelles-Genappe

La bodycam est placée sur le gilet par-balles du policier
La bodycam est placée sur le gilet par-balles du policier - © RTBF

Si vous vous promenez ou si vous circulez dans l’entité de Nivelles, souriez ! Vous êtes filmé. Les agents de terrain de la zone de police testent actuellement une caméra corporelle, en d’autres mots une bodycam. De la taille d’une boîte d’allumette, accrochée au niveau du torse sur le gilet pare-balles, elle permet de filmer les interventions des policiers. Lors d’un contrôle, les agents doivent d’abord signaler que le dispositif enregistre avant de procéder. Deux raisons expliquent l’apparition de ce système au sein de la zone de police "le premier constat c’est l’augmentation du nombre de plaintes des citoyens, et le deuxième constat c’est l’abondance des images qui circulent sur les réseaux sociaux, provenant de toutes origines" nous explique Antoine Pirenne, gestionnaire du projet bodycams au sein de la zone de police Nivelles-Genappe.

Avantages et inconvénients

Notre équipe a suivi une patrouille de police équipée de ce dispositif lors de différents contrôles. " on utilise les caméras pour rétablir le sentiment de confiance, un peu arraché ces temps-ci, avec le citoyen. On montre que la caméra est présente, que le policier va faire un boulot de qualité et qu’il ne faut pas s’inquiéter" explique Benjamin Simonet, inspecteur en patrouille dans les rues de Nivelles. Alors qu’en pensent les citoyens ? A Nivelles, la plupart des habitants voient la mise en place de ce système d’un bon œil "ça ne me dérange pas du tout, si ça peut servir pour apaiser les tensions ou pour amener des preuves en cas de soucis, je n’y vois aucun inconvénient" explique un passant. "Je trouve ça bien car au moins on peut estimer les débordements de l’un ou de l’autre" nous confie une dame à la sortie d’un magasin. Certains confient tout de même avoir peur pour leurs vies privées. 

Des résultats prometteurs

Pour la zone de police de Nivelles-Genappe, utiliser ces caméras est une évidence "les études démontrent que ces caméras ont des conséquences positives puisque souvent l’on constate une diminution de l’agressivité, et donc une diminution des risques pour nos membres du personnel grâce à cette caméra qui est également un élément dissuasif" précise Antoine Pirenne, gestionnaire du projet bodycams au sein de la zone de police Nivelles-Genappe. Concernant les images, elle peuvent être visionnées par la police et intégrées dans un procès verbal dans le but de répondre aux plaintes des citoyens. En cas de litige, seule la justice peut trancher.

Actuellement 2 modèles sont testés pendant 3 semaines sur le terrain. La zone de police compte s’équiper de 16 bodycams d’ici juin 2021.

 

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