Bruxelles: des bulldozers détruisent une partie d'un jardin collectif

Les ouvriers ont actionné leurs pelleteuses sans bien se rendre compte de ce qu'ils faisaient
Les ouvriers ont actionné leurs pelleteuses sans bien se rendre compte de ce qu'ils faisaient - © RTBF - Hélène Maquet

La première pierre du nouveau siège de Bruxelles-Environnement sera posée ce mercredi. L'administration régionale en charge de l'Environnement s'installera dans un bâtiment passif, flambant neuf, sur le site de Tours et Taxis. Les travaux de terrassement viennent de commencer et, déjà, un premier "couac". Les bulldozers ont failli détruire un jardin collectif d'un demi-hectare niché au bord du terrain de Tours et Taxis.

Sous le pont du Jubilé, ce petit coin de nature sauvage voit tranquillement pousser les fleurs et les potagers. Mais, en arrivant mercredi matin, Béatrice, membre du jardin collectif a eu un choc.

''Ça fait quelques jours qu’on voit des engins de terrassement qui viennent et qui démolissent petit à petit le talus. Ce matin, ils avaient encore progressé jusqu’à enlever les arbres qu’on avait plantés ce printemps, ainsi que les haies sèches, et les cultures qu’on avait aménagées sur le talus. Tout ça a été enlevé.’’

Une haie payée grâce aux subsides de Bruxelles-environnement. Un comble puisque le chantier en question construit le nouveau siège de l'administration en charge de l'environnement. Pour Maarten Roels qui a démarré ce jardin pour le début des Haricots, mouvement qui crée des jardins collectifs, c'est l'incompréhension.

''On a eu un grand soutien de Bruxelles Environnement, ce qui nous a d’autant plus étonné qu’il y ait une action menaçant un des lieux les plus beaux de Bruxelles. On a, en tout cas, été vraiment secoués. Tout le monde est d’ailleurs tombé de sa chaise et a dit qu’il fallait absolument qu’on se mette devant les bulldozers.’’

L'incompréhension et puis finalement, l'explication. Celle-ci vient de Bruxelles-Environnement. Il s'agit d'un malentendu entre le propriétaire du terrain, la S.A. Tours et Taxis, et l'entrepreneur qui gère le chantier. Les ouvriers ont actionné leurs pelleteuses sans bien se rendre compte. La terre sera remblayée, rendue aux jardiniers. Eux, réclament un bail emphytéotique, pour remplacer la simple convention qui les lie au propriétaire du site.

Hélène Maquet

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