Des Bruxellois malvoyants apprennent à être plus autonomes à la mer du nord

Traverser la rue, prendre le tram, ce sont des défis nouveaux pour les participants.
Traverser la rue, prendre le tram, ce sont des défis nouveaux pour les participants. - © Belga (ilustration)

Des petits Bruxellois vivent un stage d'été atypique à Ostende. Ils sont malvoyants et passent une semaine au bord de la mer pour apprendre à être plus autonomes. Ils vivront leur premier trajet en tram, et leur premier petit déjeuner préparé tout seul. Le but, c'est de rentrer à la maison un peu plus indépendant.

''On fait plein d’activités qu’on ne peut pas faire tous les jours. Parfois, être sans les parents, c’est bien’’ déclare Hugo, un participant.

Le programme est très bien cette année, commente encore le petit Hugo. Cuistax, parc aquatique, et aujourd'hui, une virée chez les pompiers.

Hugo ne verra pas bien le paysage pendant son tour en camion, mais il n'échangerait pour rien au monde sa place sur le siège. Le trajet de retour sera aussi un moment fort.

''Attention, ici, il y a une grosse bordure, alors on lève les pieds’’ dit l’éducatrice.

''Marcher dans la rue, c’est un peu plus compliqué. Moi, je suis déjà venu plusieurs fois, alors quand il y a des petits pour qui c’est la première fois, je les aide un peu ’’ dit Hugo.

Traverser la rue, prendre le tram, ce sont des défis nouveaux pour les participants. Ceux-ci devront aussi manger sans aide et s'habiller. Adeline Fisher, animatrice à la ligue Braille, explique pourquoi :  ''Le but premier du stage, c’est acquérir plus d'autonomie. Cela veut dire qu’on profite de tous les moments de la journée, donc aussi bien du petit déjeuner que de l’habillage et de la toilette, pour leur apporter un petit quelque chose au niveau de l’autonomie. Pour certains, ça va être retrouver le sens de leurs vêtements, savoir où est l’étiquette, distinguer l’endroit de l’envers, le propre du sale. Pour d’autres, il s'agira de pouvoir rassembler les aliments dans l’assiette. En fait, ce sont tous des petits gestes que les parents prennent l’habitude de faire à leur place par peur de mal faire, ou par manque de manque de temps. Ici, on prend vraiment le temps avec eux et s'ils en mettent à côté de l’assiette et bien ce n’est pas grave car on est en apprentissage.'’

Coline est dans l'enseignement ordinaire pendant l’année. Elle trouve qu'une fois par an, cela fait du bien de se retrouver entre enfants malvoyants. Ici on ne se moque pas. Hugo est d'accord: ''Quand on est ensemble dans un groupe comme celui-ci, c’est un peu plus facile qu’à l’école parce qu’il y a plus d’encadrement.’’

La fin du stage est prévue ce dimanche, parce que sans les parents c'est bien, mais avec eux, c'est bien aussi.

Myriam Baele

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