Des barrières anti-camion-bélier installées à Mons pour le Doudou

Des dizaines de milliers de personnes sont attendues dès ce vendredi soir pour le week-end du Doudou à Mons.

La police a renforcé son arsenal pour l’occasion. Elle a notamment installé une vingtaine de dispositifs dont des blocs de béton pour empêcher les véhicules de passer.

Et à l’entrée des deux axes majeurs du centre-ville, à savoir la rue de Nimy et la rue d’Havré, de nouvelles barrières anti-camion bélier ont été posées ce vendredi. La zone de police de Mons-Quevy les a louées à la société belge Pitagone.

Concrètement, à la moindre pression d’un véhicule forçant le passage, le système va s’armer. "Il va se renverser, soulever la voiture, la camionnette ou le camion, et déchiqueter le bas de baisse du véhicule pour l'immobiliser", explique Marc Weissberg, administrateur-délégué de la société Pitagone. 

De telles barrières étaient déjà utilisées en Israël mais elles n'étaient efficaces que pour des voitures. Or, les terroristes utilisent aussi maintenant des camions pour renverser des personnes. Cela a été le cas lors de festivités organisées à Nice, lors de la fête nationale française en 2016, et à Berlin, sur le marché de Noël en décembre 2016. 

"Le dispositif que nous proposons se différencie de tout ce qui existe actuellement parce qu’il permet de bloquer des camions jusqu’à 20 tonnes et roulant jusqu’à 50km/h", poursuit Marc Weissberg. "C’est également un dispositif mobile. Autrement dit, on peut le déplacer pour laisser passer des véhicules prioritaires comme des véhicules de police ou des ambulances. Il est plus efficace que des blocs de béton grâce à son système. Les blocs de béton, c’est dissuasif, mais nous l’avons vu lors d’attentats récents au camion-bélier que les terroristes contournaient les blocs de béton pour passer par les trottoirs. Le système Pitagone est à ce point mobile qu’il peut être posé sur une surface plane ou non, sur les trottoirs…"

Le chef de corps de la zone de police de Mons-Quévy, Marc Garin, a assisté à l’installation des barrières Pitagone. "Nous utilisons déjà des blocs de béton et d’autres systèmes mais c’est lourd, cela demande beaucoup de manutention. Nous testons donc ce nouveau dispositif. Et si le test est concluant, plusieurs zones de police pourraient se regrouper pour acquérir ces barrières et se les prêter."

Et Marc Garin d’ajouter : "Il ne faut pas uniquement penser à la menace terroriste. On peut aussi imaginer que des personnes qui ont consommé trop d’alcool et qui foncent dans le dispositif."

Les barrières Pitagone sont également déployées en ce moment au tournoi de tennis de Roland Garros à Paris. Elles le seront bientôt au tournoi de Wimbledon. 

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