Des architectes pas toujours enthousiastes face aux constructions passives

Êtes-vous pour ou contre l'obligation pour toutes les constructions neuves ou assimilées d'être au standard passif à partir de 2015 ? Voilà la question posée par un architecte bruxellois aux confrères figurant dans son carnet d'adresses. 55 ont pris la peine de lui répondre. Et 41 se prononcent contre l'obligation décrétée par le gouvernement bruxellois. Parmi ces opposants, il y a 15 architectes ne se déclarant pas en mesure, aujourd'hui, de concevoir un bâtiment passif. On comprend dès lors leurs réticences. Mais même des architectes compétents en matière de constructions passives et disposant de références expriment leur réprobation par rapport à la norme du gouvernement régional.

Parmi les commentaires, on relève le surcoût de la construction passive, le manque de préparation des architectes et des entrepreneurs, et une nette préférence pour la norme basse énergie, plus efficace à long terme que le standard passif, selon les avis exprimés.

Certains architectes déplorent le mode de vie trop contraignant dans le logement passif et l'impossibilité de concevoir des immeubles intéressants sur le plan architectural. L'ancien universitaire Hugo Hens, spécialiste en physique de la construction à la KU Leuven, qualifie, lui, la norme passive d'asociale et d'irrationnelle. Bref, comme on dit, il y a débat.

Philippe Carlot

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