Arbres ravagés, parc clôturé: travaux (illégaux?) pour la prison de Haren

Le site de la probable future prison de Haren, visité par des bulldozers
Le site de la probable future prison de Haren, visité par des bulldozers - © RTBF

C'est le Comité de Haren et des riverains du site destiné à accueillir la prison qui l'affirment! Il y a quelques jours, des buldozzers ont effectué des travaux préparatoires au chantier de construction du village pénitentiaire, sans en avoir l'autorisation. Selon ces riverains, les engins auraient opéré sans le moindre permis et sans en aviser la population. Mais la Régie des Bâtiments soutient qu'il ne s'agit que de travaux de sécurisation du site.... Travaux ne nécessitant a priori pas de permis, selon elle.

Le Comité de Haren et plusieurs riverains soupçonnent fortement la Régie des Bâtiments et le consortium Cafasson, concernés par ce projet, d'avoir avancé leurs pions sans le moindre permis. "Nous sommes en tout cas certains qu'aucune information n'a été communiquée à propos de ces travaux de défrichement et de balisage", expliquent des membres du Comité. Faute de commentaires de la part des principaux intéressés, nous n'avons pu que constater les dégâts occasionnés sur place. Le vieux chemin qu'empruntaient souvent des passants pour traverser le terrain du Keelbeek a été transformé en piste de boue et d'ornières.

Un périmètre de barrières

Des barrières de 2,50 mètres de haut ont été installées pour délimiter une partie du site naturel qui totalise 18 hectares. Il s'agit de la partie la plus boisée. "Peut-être veulent-ils confiner cette partie du site pour le déboiser complètement", se demandent les riverains. "On dirait vraiment qu'ils préparent le terrain pour entamer les travaux de construction du village pénitentiaire", affirme une riveraine inquiète. Quoiqu'il en soit, des arbres ont d'ores et déjà été coupés. Les traces des engins de défrichage sont encore bien visibles. Mais telle une poignée d'irréductibles Gaulois, les défenseurs du site résistent ; ils campent toujours sur place, à quelques mètres du périmètre balisé... Un périmètre déjà éventré par des protestataires non indentifiés.

Rappelons que le projet de village pénitentiaire à Haren prévoit la construction de huit unités, dont 3 prisons pour hommes, 2 prisons pour femmes, une division psychiatrique pour internés et un établissement pour mineurs d'âge. Le site doit abriter 1190 détenus. Il est sensé remplacer les établissements pénitentiaires de Saint-Gilles et Forest, trop vétustes et saturés.

Jean-Claude Hennuy

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