Dès 2015, c'est du "passif" pour tout le monde à Bruxelles

Le standard "passif" entrera en vigueur dès le 1er janvier prochain.
Le standard "passif" entrera en vigueur dès le 1er janvier prochain. - © Flickr

A partir de l'année prochaine, toutes les nouvelles constructions ou les rénovations lourdes à Bruxelles devront répondre au standard passif. L'objectif, évidemment, est d'économiser un maximum l'énergie. La plupart des anciens bâtiments à Bruxelles étant assez mal isolés. Cette norme passive s'imposera d'ailleurs partout en Europe aux alentours de 2020. Le Gouvernement bruxellois a donc décidé de prendre un peu d'avance. Mais dans les faits, est-ce que ce sera bien le cas? Mardi, le débat s'est tenu au Parlement bruxellois.

Le passif dans la construction en débat, ce n'est pas la première fois. On s'en souvient, une enquête auprès des architectes francophones avait révélé des résultats plutôt hostiles au passif obligatoire.

Au Parlement, le chef de file du MR, Vincent De Wolf, a fait part de ses doutes. "Je pense que c’était bien de bousculer les habitudes, de faire ce qui a été fait à l’époque en poussant le secteur vers l’avant… Mais je pense aussi qu’une phase transitoire est peut-être intéressante."

Que l'opposition doute, c'est presque dans l'ordre des choses. Mais quand le principal parti de la majorité s'affiche sur la même longueur d'ondes, c'est plutôt mauvais signe. "Sans remettre en cause l’objectif qualitatif visé par le précédent gouvernement, l’entrée en vigueur du standard passif pour toutes les constructions neuves à partir du 1er janvier prochain risque de poser un certain nombre de problèmes", craint Julien Uyttendaele (PS).

Pourtant, la ministre bruxelloise de l'Environnement, Céline Frémault, n'envisage pas de faire marche arrière. "Il est impensable de casser un cercle vertueux. Dire aujourd’hui que l’on va retarder les exigences PEB 2015, c’est tout simplement impensable."

Certains acteurs de la construction souhaitaient un report de l'entrée en vigueur de la norme passive obligatoire en 2017. Ils ne devraient donc pas obtenir gain de cause.

Philippe Carlot

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