Dernière messe à l'église Sainte-Catherine à Bruxelles

Une dernière messe un peu particulière ce dimanche matin pour la centaine de fidèles présents. L'église qu'ils fréquentent depuis l'an 2000 va fermer et normalement être désacralisée. Une désacralisation inacceptable, juge Sorin Zaiens (membre de la chorale) : ''On nous inflige une grande punition. Cela fera beaucoup de malheureux. On touche là à quelque chose de sacré.''

Aucune décision ferme n'a encore été prise pour la nouvelle affectation de l'église. Les autorités bruxelloises parlent de marché couvert mais les amis de Sainte-Catherine, qui regroupe des chrétiens bruxellois, espèrent conserver le côté spirituel de l'église. Pierre Argaut : ''Il y a encore des négociations qui doivent s’ouvrir entre la fabrique d’églises et la Ville de Bruxelles. Les amis de Sainte-Catherine veulent proposer un projet alternatif. C’est un lieu de rencontres, au niveau spirituel. On peut donc le partager entre chrétiens. On doit aussi organiser un projet culturel, un projet d’animation.''

Pour le moment, l'avenir est encore flou. La transformation prendra au moins 5 ans, selon les autorités bruxelloises.

Les Catholiques de l’église Sainte-Catherine suivront désormais la messe à l'église des Riches Claires ; la communauté orthodoxe, par contre, est toujours à la recherche d'un lieu.

40 églises également menacées de fermeture

Au-delà du cas de Sainte-Catherine, la problématique de la fréquentation touche bon nombre d’églises bruxelloises. Avec, à la clé, la menace d’une désacralisation. 40 d’entre elles devraient ainsi subir le même sort sur le territoire bruxellois, nous apprend Pierre Argaut (membre des amis de Sainte-Catherine) : ''40 églises sur 110 seraient concernées. Quelles sont les églises concernées exactement, je ne le sais pas encore (…) Par rapport au manque de fidèles dans les églises, je pense qu’il ne faut pas se mettre la tête dans le sable.  Il est là et c’est – à mon sens – aussi la responsabilité des fidèles de faire en sorte d’animer les églises, de les ouvrir. La question doit être posée. Il faut qu’il y ait débat. C’est là notre principale critique quant à la procédure de désacralisation engagée vis-à-vis de Sainte-Catherine.''

 

Geoffroy Fabré

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