Délestages: les hôpitaux belges sont préparés à ces situations

Parmi les institutions qui seront concernées par le délestage, les hôpitaux ne seront pas en première ligne, c’est évident, mais ils ne seront pas épargnés pour autant

La ministre de l'Énergie Marie-Christine Marghem est rassurante sur ce point : "Je ne suis inquiète a priori pour les hôpitaux : ils sont déjà habitués à des situations qui peuvent survenir ponctuellement. Mais si nous avons un délestage en Belgique, il est possible que, plusieurs jours les uns à la suite des autres, il y ait des délestage et il faut que sur l’ensemble du pays tous les hôpitaux soient au même degré de préparation que celui que nous venons de visiter." (La ministre, accompagné de sa collègue la ministre de la Santé Maggie Deblock, visitait vendredi à Tournai le Centre Hospitalier de Wallonie-Picarde.)

En effet, tous les hôpitaux sont déjà équipés pour faire face à des ruptures de l’alimentation électrique. Au Centre Hospitalier de Wallonie-Picarde, cela s’est déjà produit à plusieurs reprises et le groupe électrogène a pris le relais immédiatement.

Rudy Varvenne, directeur général adjoint : "Comme nous sommes un hôpital avec des activités critiques comme la réanimation, le bloc opératoire, les urgences, radiologie… nous avons des groupes qu’on appelle ‘no-break’, dont la mise en route est immédiate et donc c’est clairement le type de groupe que nous privilégions actuellement."

Mais ce centre hospitalier et beaucoup d’autres vont plus loin en investissant dans les économies d’énergie : économiser l’énergie pour éviter le délestage qui lui-même doit empêcher le blackout : la boucle est bouclée.

Vincent Van Hove et Thierry Vangulick

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