Décret inscription : primaires en néerlandais, et après ?

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Inscrire tous les petits Bruxellois en première secondaire n'est décidément pas chose évidente. Et encore moins lorsqu'il s'agit d'inscrire dans une école secondaire francophone les enfants qui sortent des primaires en néerlandais. Le critère de proximité entre l'école primaire et la nouvelle école n'est alors pas pris en compte.

Le décret inscription fait une nouvelle fois parler de lui. Depuis un mois les inscriptions sont closes, et à présent, la CIRI, Commission interréseaux des inscriptions, est occupée à attribuer une école à chaque élève. Mais à quelques jours de la fin du processus, des parents se plaignent : ceux d'enfants qui sortent de primaires en néerlandais et qui désirent s'inscrire dans une école secondaire francophone.

Dans leur cas, le critère de proximité entre l'école primaire et la nouvelle école n'est pas pris en compte. C'est l'un des critères utilisés pour départager les enfants dans les écoles très demandées. Selon les distances, les enfants reçoivent une cote, un "indice", et les mieux cotés sont acceptés.

Mais cette règle ne s'applique ni aux enfants qui reviennent de l'étranger ni à ceux qui sortent d'une école néerlandophone.

Pourquoi ? La Communauté française n'a pas demandé à la Communauté flamande les adresses précises des écoles primaires fréquentées par les enfants candidats, et elle ne peut donc pas calculer cet indice de proximité. Ces enfants-là sont dès lors classés selon un indice fictif, moyen.

Tantôt cela les avantage, tantôt cela les dessert. C'est le cas de Karine. Elle a choisi de mettre sa fille à l'école primaire en néerlandais et désire aujourd'hui l'inscrire en secondaires en français. Mais avec son "indice moyen", sa fille n'a pas été classée en ordre utile dans l'école de son choix.

Du côté du cabinet de la ministre de l'Enseignement, Marie-Dominique Simonet, on explique avoir choisi, délibérément, de ne pas prendre en compte ces données de la Communauté flamande. Il y aurait, argumente le cabinet, une  certaine fragilité juridique à les exploiter.

De plus, le cabinet estime que statistiquement, en appliquant les critères de proximité à ces enfants, la plupart auraient été désavantagés.

Karine, elle, s'estimerait tout de même mieux lotie. Aujourd'hui, elle a le sentiment d'avoir fait le choix positif du bilinguisme et d'en être finalement pénalisée.

 

Myriam Baele

 

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