Découvrir Bruxelles en frissonnant avec un tour des légendes urbaines

Une légende dit que dans les toilettes de la station de métro Rogier, les femmes disparaissent
Une légende dit que dans les toilettes de la station de métro Rogier, les femmes disparaissent - © Belga

Bienvenue dans le tour bruxellois des légendes urbaines, organisée par Aurore Van de Winkel, docteur en communication. Cette visite touristique peu banale du centre de Bruxelles est déconseillée aux moins de douze ans. Dans ce tour des lieux, il se serait passé des choses effrayantes : des femmes auraient été enlevées, dépouillées. Des toilettes publiques aspireraient leurs occupants. Il s'agit pour la plupart d'histoire qu'on raconte en frissonnant.

À votre gauche, la rue des pitas et son célèbre sperme dans la sauce à l'ail. Ici le cinéma, place de Brouckère, où les sièges sont truffés de seringues infectées par le virus du sida et enfin, les toilettes de la station de métro Rogier desquelles les femmes disparaissent. Ça ne vous dit rien ? Mais si, souvenez-vous, c'est l'ami d'un ami qui, de source sûre, a entendu que...

Aurore Van de Winkel est docteur en Information et Communication : ''La légende urbaine ne meurt pas. Elle s’endort pour ressortir plus tard dans une autre ville, dans un autre magasin mais le récit et le scénario seront identiques.’’

Et c'est pour ça qu'il fonctionne, parce qu'il s'inspire de nos peurs primales et nous rappelle des conseils élémentaires de prudence. Prenez cette histoire d'enfant, enlevé chez Ikea à Anderlecht. Un scénario qui date en fait du deuxième siècle. ''On racontait à l’époque que c’était des chrétiens qui enlevaient des enfants juifs à des fins de rituels et puis on les a beaucoup entendues aussi à la fin des années 50 aux États-Unis et ensuite, elles ont migré chez nous et elles se sont localisées dans un magasin où l’on adore venir avec ses enfants mais évidemment, il ne s’est jamais rien passé de ce type chez Ikea.’’

Mais au cas où, on en parle. Une façon de rappeler à nos proches d'être prudent et de se méfier des inconnus. ''Ça nous permet aussi de diffuser nos valeurs. Il faut être bon, droit, mais aussi de parler de nos interdits…’’

La zoophilie, les mutilations, le cannibalisme, le cauchemar subit par des gens qu’on connait, via via… On n'en n'est pas sûr mais c'est tellement horrible qu'on va diffuser, répéter, au cas où...

Florence Hainaut

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