Déconfinement : un vrai casse-tête pour les opérateurs de transport public

Pendant cette période de confinement, les sociétés de transport public ont mis en place différentes mesures pour permettre le maintien de la distanciation sociale dans les trains, les bus et les métros. Pour le réseau TEC, par exemple, le nombre de passagers dans un bus "standard" est aujourd’hui limité à cinq et leur montée à bord du véhicule se fait uniquement par l’arrière, avec un titre de transport valide, pour protéger le conducteur. La priorité est réservée aux personnes qui sont obligées de se déplacer et ne disposent pas d’un autre moyen de transport. Mais comment continuer à respecter ces mesures quand arrivera le déconfinement et que les écoles, notamment, rouvriront leurs portes ? C’est la question sur laquelle planchent ensemble en ce moment les quatre opérateurs belges de transport public : la SNCB, le TEC, la Stib et De Lijn.

Plus de 300.000 voyages par jour pour le public scolaire

"Actuellement, dans le contexte des mesures de distanciation physique, nous sommes à 10% de nos capacités de transport", indique le porte-parole du TEC, Stéphane Thiéry. Le public scolaire représente une part très importante de la clientèle du TEC : il comptabilise en temps normal quelque 30.000 voyages par jour pour les élèves de l’enseignement primaire, 230.000 pour ceux du secondaire et 50.000 pour les étudiants du supérieur. Les bus wallons pourront-ils transporter tout le monde après le déconfinement ? "Oui. Il nous est possible de mettre en opération un service suffisant pour transporter à nouveau la population quand on va déconfiner. Notre taux d’absentéisme est assez bas et nous permet de revenir à la normale en 72 heures", répond Stéphane Thiéry.

Maintenir la distanciation physique ?

Sur la question du maintien de la sécurité sanitaire, tant pour les clients que pour les conducteurs, le porte-parole du TEC, se veut plus prudent : "Nous travaillons à quatre opérateurs sur différents scénarios liés au déconfinement, sur base de données chiffrées". Il sera difficile voire impossible de maintenir la distanciation sociale, si elle est encore exigée. "Dans ce cas, il est clair que nous ne pourrons pas transporter tous les étudiants, même en étalant les heures d’arrivée à l’école, regrette-t-il. Il faudra donc modifier ces règles de distanciation physique et y ajouter d’autres mesures de préservation de la santé". L’obligation du port du masque pour tous les occupants du bus est une piste envisagée, de même que le maintien de mesures telles que l’entrée dans le bus par l’arrière.

 

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