Déconfinement : reprise en douceur et avec formule adaptée dans les auberges de jeunesse

Les auberges de jeunesse reprennent vie. Les réservations se font souvent en dernière minute. Le profil des clients a changé : moins de "backpackers" et davantage de familles.

Le téléphone sonne de plus en plus dans l’auberge de jeunesse de Champlon en province de Luxembourg. Et pour ce week-end, comme depuis la réouverture à Pâques, ce sont principalement des familles et plus des jeunes qui logent ici. Souvent pour des réservations à la dernière minute : "Nous sommes passés d’une auberge quasi vide à un taux d’occupation presque complet en cinq jours. Les gens attendent vraiment le dernier moment avant de se décider alors qu’habituellement, les réservations sont prises bien plus à l’avance", explique la responsable des réservations et de l’accueil Nickita Thys.

Presque complet et pourtant à moitié vide ! Car les règles sanitaires imposent un nombre de personnes maximum par chambre : "Six personnes, ça permet de respecter la bulle de quatre imposée par le gouvernement et nous avons étendu à deux personnes supplémentaires quand il y a des familles de la même bulle mais évidemment, comme nous avons des dortoirs fréquentés souvent par des jeunes qui font des étapes avec leur sac à dos, c’est impossible d’atteindre une capacité totale", détaille Nickita Thys.

Moins de clients et donc moins de revenus, l’auberge tourne au ralenti également au niveau des équipes, six personnes au travail plutôt que huit en temps normal et tout le monde met la main à la pâte. Le directeur Guillaume Lesage prépare des repas en cuisine, du stoemp pour ce vendredi soir : "On s’adapte ! Les repas faits maisons se prennent en chambre ou à l’extérieur dans des boîtes".

Le prix lui reste stable. Il faut compter en moyenne 20 euros par personne et par nuit.

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