Décès de l'artiste et résistant belge, Marcel Hastir

Marcel Hastir, artiste bruxellois, est décédé samedi matin
Marcel Hastir, artiste bruxellois, est décédé samedi matin - © Tous droits réservés

Samedi matin, Marcel Hastir s’est éteint à l’âge de 105 ans. Surtout connu pour ses peintures, le Bruxellois était en fait un homme polyvalent.

Marcel Hastir est né à Bruxelles le 22 mars 1906. Très tôt, il se passionnera pour la peinture, après avoir rencontré plusieurs maîtres de la discipline tels les symbolistes Constant Montald, Emile Fabry et Jean Delville. Il étudiera d’ailleurs le dessin à l’Académie des Beaux-Arts de Bruxelles.

Sa spécialité : les portraits, de femmes, surtout. Il prétendait approcher la réalité en tentant de peindre parfaitement la peau humaine. Il s’intéressera aussi à d’autres disciplines, comme la musique.

Avide de savoir, il améliorera ses connaissances du monde en voyageant. L’Italie, le Portugal, la France, la Hongrie et, enfin, les Pays-Bas : tous ces lieux lui permettront aussi d’élargir sa créativité. Néanmoins, la Belgique, et plus précisément Bruxelles, demeurera son lieu de vie de prédilection. Il y installera d’ailleurs son atelier.

L’atelier de Marcel Hastir, un lieu divers

Créé il y a plus de 70 ans, l’atelier du peintre belge, situé au numéro 51 de la rue du Commerce à Bruxelles, n’était pas uniquement son lieu de travail. Lors de la Deuxième Guerre Mondiale, cet endroit se transformera en refuge pour les juifs en fuite.

De cette époque date la mise en place d’une école de peinture, toujours existante aujourd’hui. L’artiste y organisait également des concerts, lançant ainsi la carrière d’Arthur Grumiaux, violoniste, et des chanteurs comme Barbara ou Jacques Brel.

Loin d’être un peintre ordinaire, Marcel Hastir aura marqué les esprits dans le monde de l’art.

Afin d’aider les jeunes artistes à se faire une place, Marcel Hastir avait également créé une école-atelier, à deux pas de la gare du Luxembourg. Une école où sont notamment passés Jacques Brel et Barbara. Ci-contre, nous vous proposons d’écouter l’interview de Roland Schmidt, de la fondation Marcel Hastir.

Delphine Wilputte
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