Décès d'un étudiant à Namur : une cellule de crise mise en place par l'université

Un jeune étudiant de 21 ans est mort cette nuit à Namur. Il a fait une chute mortelle dans un chantier.
Un jeune étudiant de 21 ans est mort cette nuit à Namur. Il a fait une chute mortelle dans un chantier. - © Public Domain Pictures

Décès tragique cette nuit d’un étudiant en coopération internationale au campus provincial. Il avait 21 ans et était originaire de Messancy en province de Luxembourg. Il est mort après avoir fait une chute mortelle dans le chantier de l’ancien Grand Manège.

"Il revenait avec deux copains d’une soirée au Bunker", nous précise le Parquet de Namur. Ils avaient tous les trois "un peu picolé mais ne semblaient pas en état d’ivresse". La victime aurait fait une chute de 20 mètres. Une information à confirmer.

La sécurisation du chantier n’est pas mise en cause. Il est bien balisé. Les secours ont eu des difficultés à y accéder, surtout en pleine nuit, commente la substitut. Le jeune garçon a directement été pris en charge. Il est décédé 1h30 plus tard.

Le Parquet souhaite sensibiliser les jeunes à ne pas commettre d’imprudences la nuit sur des chantiers. "On se sent téméraire et invincible. Mais un tel accident est tellement vite arrivé. Pour une connerie (sic)". Les deux copains qui accompagnaient la victime ont été auditionnés et sont en état de choc.

Quid de la consommation d’alcool des étudiants ?

Cet accident dramatique en rappelle un autre. Il y a six ans à Louvain-la-Neuve, un jeune homme s’était noyé en rentrant de soirée. L’alcool fort avait alors été interdit dans les cercles.

Au bunker dans la capitale wallonne, c’est le cas aussi. "L’université nous impose par exemple le fait de ne pas pouvoir consommer d’alcool fort", explique Valentin Van Dorpe, président de l’Assemblée Générale des étudiants de l’UNamur. "Si un étudiant sort, qu’on sent qu’il a beaucoup trop bu, qu’il ne peut pas tenir debout et que sa sécurité et celles des autres sont en danger, on s’assure que les services compétents soient mis au courant. Que ce soit les pompiers, la police ou une ambulance."

Une cellule de crise a été mise en place par l’UNamur pour accompagner psychologiquement les proches de la victime.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK