De Wemmel à Rhode-Saint-Genèse, les enjeux restent communautaires

À Rhode-Saint-Genèse, l'Union des Francophones serait maintenue.
À Rhode-Saint-Genèse, l'Union des Francophones serait maintenue. - © Belga

En périphérie bruxelloise, il y a six communes à facilités, dont trois avec un bourgmestre non nommé. Si les sociologies sont parfois très différentes entre ces communes, on constate néanmoins des enjeux politico-communautaires semblables. Parmi ceux-ci, on s’interroge sur ce qu’est devenue l’U.F., l’Union des Francophones, depuis le divorce MR-FDF.

Wemmel, au nord de Bruxelles et Rhode-Saint-Genèse, au sud,  sont deux communes périphériques géographiquement opposées et qui politiquement, sont également assez séparées.

À Wemmel, il n'y avait pas de liste UF en 2006. Les francophones s'étaient alors regroupés en Liste du Bourgmestre-Intérêts Communaux (LBIC), avec quelques flamands modérés. C'est la même configuration qui semble prévaloir cette année, sauf que le FDF se présenterait de son côté.

Roger Mertens, cdH, explique : "Nous aurons notre liste LBIC. Mais à côté, nous allons avoir une liste FDF. Ce qui ne peut qu’affaiblir la Liste du Bourgmestre-Intérêts Communaux. Il y aura aussi une liste de cartels flamands, car tout le monde sait qu’une liste de cartels, c’est beaucoup plus intéressant que des listes séparées."

À Rhode-Saint-Genèse par contre, l'Union des Francophones serait maintenue. Sophie Stone Wilmès, échevine MR et vice-présidente UF, confirme : "À Rhode, on a décidé avec le MR, les socialistes, le FDF, Écolo, et le cdH de reconduire une liste commune."

Les communes à facilités ont cette particularité d'élire directement leur collège. Dans certains cas, il pourrait donc y avoir aussi un échevin flamand, donc de l'opposition, au sein de l'exécutif communal. Ce qui n'aide pas à la cohérence.

Roger Mertens à Wemmel souligne : "Ce que nous souhaitons, c’est évidemment d’avoir un collège homogène avec lequel on puisse travailler et ce, aussi bien pour les francophones que pour les néerlandophones. Mais, nous allons peut-être être handicapés par un échevin néerlandophone vu qu’il n’y a pas une liste homogène francophone unique."

Et à Rhode-Saint-Genèse, Sophie Stone Wilmès déclare : "Si en restant sur la liste commune, on arrive à ne plus avoir d’échevin flamand, ce serait formidable. Ce qui est certain en tous cas, c’est qu’on se déforce en n’étant pas sur une liste commune."

Tout dépendra sans doute de la NVA. Se présentera-t-elle seule ou sur une liste de cartel flamand ? Il est trop tôt pour le dire.

Betty Cleeren

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