De Sars-la-Bruyère au Caire, en solidarité avec les lépreux

Pour Bernard et Fabienne Baumans, Abu Za' Bal ce sont d'abord des sourires
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Pour Bernard et Fabienne Baumans, Abu Za' Bal ce sont d'abord des sourires - © Tous droits réservés

La lèpre, une maladie qui depuis la nuit des temps exclut des hommes, des femmes, des enfants. Une maladie qui a reculé mais qui existe toujours. En Égypte par exemple, on estime qu'il y a encore environ 3000 lépreux. Bernard Baumans connait leur situation et leur quotidien. Avec son épouse Fabienne, ils soutiennent depuis quinze ans une léproserie située à une quarantaine de kilomètres du Caire. En visitant cet hôpital où vivent 600 malades, le couple s'est trouvé face à une évidence, la nécessité de venir en aide à ces personnes. Elle en tant qu'infirmière. Lui en tant que banquier à la retraite, il remue ciel et terre pour récolter des fonds en Belgique. "Nous payons nos voyages, tout l'argent récolté est consacré à l'hôpital". De la trentaine de voyages que Bernard a effectués, il a des images plein la tête. Des sourires surtout: "dès le départ, nous avons compris que ces malades nous donnaient beaucoup plus que ce que nous pourrions leur apporter".

Même guéris, les lépreux restent exclus de la société

Une histoire qui lui tient particulièrement à cœur? Celle de Nadi. Cet universitaire a contracté la lèpre, il vivait avec son père malade. La police est venue arrêter le jeune homme et l'a amené à l'hôpital. Depuis, il est là et tous ses rêves de carrière sont tombés à l'eau. "C'est mon petit préféré - confie Bernard - je le considère comme un fils, c'est le seul lépreux avec qui je corresponds sur Facebook, en anglais". Et même guéris, il est quasi impossible pour d'anciens lépreux de retrouver une place dans la société. Ils sont marqués et la maladie fait peur. A côté de la léproserie soutenue par l'association "Solidarité Abou Za' Bal", un village s'est développé. Les anciens lépreux se débrouillent en exerçant de petits métiers... Bernard Baumans insiste sur l’importance de ne pas oublier cette maladie. "La lèpre n'est plus une priorité en Égypte pour le ministère de la santé, mais le risque de recrudescence existe toujours, il faut rester vigilant!"

http://www.solidariteabuzaabal.be/http://www.solidariteabuzaabal.be/

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