De plus en plus de phoques sur les plages belges: comment savoir s'ils doivent être secourus?

Un jeune phoque à Ostende, le 23 mars 2019
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Un jeune phoque à Ostende, le 23 mars 2019 - © STRINGER - BELGA

Si vous passez vos vacances à la mer du nord vous avez peut-être aperçu des phoques. Depuis environ cinq ans, ils sont de plus en plus nombreux à s'échouer sur le sable de nos plages, souvent pour le bonheur des visiteurs et des touristes. Certains se reposent, d’autres sont blessés. Résultat des courses, ils atterrissent à la clinique des phoques à Blankenberge qui a d'ailleurs accueilli son 500e bébé en détresse en mars.

Si vous ou l'un de vos proches s'est récemment rendu à la côte belge, vous savez sans doute que cette année, plusieurs phoques ont pu y être observés. Ostende, Nieuport, le Coq, plusieurs localité côtières n'échappent pas au phénomène.

C'est le cas du côté de Mariakerke, à l'ouest d'Ostende où la RTBF a pu observer l'un de ces animaux sur la plage.

Avec l’affluence de touristes, la célèbre clinique de Blankenberge a reçu beaucoup de signalements. "Plus il y a de touristes à la côte, plus nous avons de signalements", constate Manu Potin, responsable animalier à la clinique des phoques. Dimanche 7 avril, ce sont pas moins d'une centaine de signalements qui ont été enregistrés par son équipe. "La police s’est également plainte d’avoir reçu une cinquantaine", ajoute-t-il.

La position couchée, pas synonyme de maladie

Pourtant, toutes ces alertes n'ont pas forcément émergé sur un sauvetage par la clinique. En cause : la position couchée des phoques qui n'est pas forcément synonyme de détresse. "Celui-ci est en forme de banane, l’air alerte. Celui-ci est en bonne santé", explique le soigneur, désignant un phoque.

Mais comment savoir si un phoque échoué sur la plage a besoin d'aide ? Observez simplement sa tête. Si elle est posée sur le sable, c'est qu'il est en mauvaise posture. 

Alors malgré les centaines d'appels de citoyens soucieux du bien être de ces mammifères marins, seuls 17 phoques sont passés par la clinique. Pour pouvoir repartir en mer, ils restent en moyenne deux mois. C'est tout juste le temps de reprendre des forces avant d’être relâché sur la plage à quelques centaines de mètres.

Ce genre d'opération, le centre de soin en réalise depuis sa création, en 1998. Il est composé de 5 zones de quarantaine, 4 individuelles et une commune.

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