De plus en plus de Belges s'envoient en l'air... en montgolfière

Un dernier coup de brûleur et elle s'envole. La plus grande montgolfière de Belgique ne désemplit pas depuis le lancement de la saison qui s'annonce excellente. La demande pour des baptêmes en montgolfière décolle.

Les préparatifs ont nécessité de longues minutes jusqu'à ce que l'immense ballon soit déployé. Tout le monde est d'ailleurs mis à contribution dans cette famille de 11 passagers. Pour changer d'air, ils ont loué la montgolfière qui va décoller depuis le fairway du golf de Rougemont à Profondeville: "On va toujours en gîte et là on a plutôt décidé de faire quelque chose de plus original", explique Antoine, instigateur de cette sortie qui sort de l'ordinaire. Une surprise qui fait plaisir à presque tout le monde. Certains visages restent tendus.

Mais quelques minutes plus tard, alors que la vallée de la Meuse se révèle sous leurs yeux, tout le monde est définitivement convaincu: "C'est absolument magnifique", commente Antoine. Aurélie, elle, se détend: "Ça va déjà mieux. Je ne sauterais pas en parachute demain si on me le propose mais là, si je dois refaire de la montgolfière, je veux bien", sourit-elle. 

Plus de clients, moins de ballons

"En fait, il n'y a de vertige que lorsqu'il y a un lien physique avec le sol, explique Benoit Siméons, pilote du ballon ou plutôt aérostier. Quand les gens découvrent les paysages au gré du vent, dans une nacelle qui se laisse glisser doucement, le silence interrompu uniquement par le brûleur de temps en temps, c'est difficile de résister". Et cet irrésistible appel pour les airs, ils sont de plus en plus nombreux à y succomber. Le début de saison est excellent grâce à la météo mais à partir de mai, l'agenda pour le reste de l'année affiche déjà presque complet. Les dernières places seront très prisée. "C'est paradoxal car les gens désirent de plus en plus tenter l'expérience, se déconnecter mais en même temps le nombre de montgolfières en Wallonie ne cesse de diminuer. Les papiers, les agréments, ça devient vraiment pénible et plus ils serrent la vis, plus c'est cher. C'est compliqué".

A part la compagnie de Benoit, il ne reste plus que "deux autres véritables opérateurs en Wallonie". L'urbanisation galopante réduit aussi considérablement les pistes potentielles d'atterrissage dans les prairies. Des parcelles qu'ils empruntent le temps de tout replier, toujours attentif à ne pas dégrader quoique ce soit appartenant aux fermiers. Un passage à quelques encablures de la citadelle de Namur finit d'hypnotiser tous les passagers. La famille Rousseau doit encore fournir un dernier effort pour replier la toile à la nuit tombante. Mais tout le monde, ou presque, veut déjà recommencer. 

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