De nouveaux investissements pour le secteur spatial à Redu

Paul Magnette a annoncé avoir débloqué 4 millions pour Redu.
Paul Magnette a annoncé avoir débloqué 4 millions pour Redu. - © Belga

Le ministre fédéral de la Politique scientifique, Paul Magnette, a annoncé de nouveaux investissements pour le site de Redu pour un montant de quelque 4 millions d'euros. On connaissait plutôt Redu comme village du livre. On sait peut-être moins que l’agence spatiale européenne y est implantée depuis des décennies. Et qu’à terme, Redu va devenir l’un de ses sites de référence.

Il y a plus de 40 ans que la station de l’agence spatiale européenne est implantée dans les campagnes, à proximité du village du livre de Redu. La station se trouve dans une cuvette géologique. On cherchait un endroit isolé de toute interférence électromagnétique.

En 2009, Redu est reconnu comme centre à part entière de l’ESA, et compte aujourd’hui plus de 50 antennes de poursuite et de réception indispensables à la conduite de plusieurs programmes spatiaux européens, publics et privés.

Le centre spatial de Redu est surtout connu pour la validation des signaux des satellites Galileo, le programme européen de radionavigation par satellite (soit le GPS européen), mais aussi pour d’autres satellites – tels les Proba qui servent à observer la Terre et le Soleil, et qui sont belges.

Plus de 60 personnes travaillent sur le site de Redu. Et les 4 millions d’investissement du fédéral doivent permettre de remettre à niveau des zones techniques afin d’améliorer la sécurisation du site de la station mais aussi d’augmenter la vitesse du flux d’informations entre le centre, les satellites qu’il contrôle et les autres centres située en Belgique et en Europe.

Il est aussi question d’investissements techniques additionnels, nécessaires aux nouveaux programmes spatiaux qui seront définis au cours du prochain conseil des ministres de l’ESA. Celui-ci aura lieu en novembre prochain. De quoi confirmer le rôle de Redu comme centre de référence de l’agence spatiale européenne.

Philippe Herman

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