Davantage de policiers sur le terrain: la Zone boraine se réorganise

Les policiers de proximité n'ont aujourd'hui pas assez de temps pour aller à la rencontre des citoyens.
Les policiers de proximité n'ont aujourd'hui pas assez de temps pour aller à la rencontre des citoyens. - © Zone de police boraine

Connaissez-vous votre agent de quartier? La réponse est vraisemblablement négative. Trop occupés à des tâches administratives, les policiers de proximité n’ont finalement que peu de temps à se consacrer à leur travail de terrain. "Sur une base d’une semaine de cinq jours, on peut dire que deux à trois jours sont consacrés à la réalisation de ces devoirs. Ce que je veux développer, c’est l’aspect préventif et proactif du travail du policier de proximité", indique Jean-Marc Delrot, le nouveau chef de corps de la Zone de police boraine.

Quelles sont ces tâches qui empêchent les policiers de passer du temps sur le terrain? Il s’agit de la rédaction et la transmission de procès-verbaux, ainsi que des apostilles, ces auditions complémentaires menées à la demande du Parquet pour compléter un dossier. Dès ce premier avril, un nouveau service les prendra en charge et en délestera ainsi les policiers de quartier. Ce service sera composé d’un "bureau judiciaire unique et centralisé" et d’un "pool apostilles". En tout, 21 policiers et 6 civils y seront affectés. Les recrutements ont été réalisés en interne, sur base essentiellement volontaire.

Dix agents supplémentaires

Dans l’immédiat, le nombre d’effectifs de la police de proximité ne change pas. Mais l’objectif de la zone n’est pas de s’arrêter là : "Quand le budget 2018 de la zone sera approuvé, on va pouvoir procéder au recrutement d’une dizaine de personnes supplémentaires, exclusivement dédicacées aux bureaux de proximité". La fonction d’agent de proximité d’attire a priori pas beaucoup de monde, les nouvelles recrues préférant souvent rejoindre les services d’intervention. "Mais le policier de proximité de la Boraine de demain ne sera plus derrière son bureau mais sur le terrain", insiste le chef de corps. La commissaire Gwendoline Defgnée, directrice des proximités, se réjouit de ce changement: "On espère que nos policiers pourront être dehors pour patrouiller, rencontrer les citoyens, les commerçants, les étudiants, être à l’écoute, détecter les problèmes et aussi anticiper certaines choses. En étant sur place, ils auront peut-être un ressenti différent que lorsqu’on leur apporte l’information au bureau". La nouvelle police de proximité ne se déplacera plus en voiture, mais à pied, à vélo ou en scooter et sera équipée de smartphone et de tablettes pour travailler au maximum sur le terrain.

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