Dans quelle mesure le sol bruxellois est-il pollué?

Bruxelles
Bruxelles - © Archives Belga

Bruxelles Environnement réalise actuellement une enquête pour connaître exactement les sols pollués. Un sixième du territoire bruxellois est considéré comme potentiellement pollué, mais normalement sans dangers pour la santé car les cas les plus graves sont connus. Par contre, il est indispensable de connaître l'état d'un sol lors d'une vente.

Le doute concerne en fait 18 000 parcelles, soit environ un terrain sur six à Bruxelles. Ce sont des terrains qui sont pollués ou potentiellement pollués.  "A Bruxelles, on a quand même un passé industriel important, et on a eu beaucoup de teintureries, donc de terrains qui peuvent être potentiellement pollués, déclare Evelyne Huytebroeck, ministre bruxelloise de l'Environnement (Ecolo). Aujourd’hui, on veut vraiment faire la carte de ces terrains et savoir exactement ce qu’il en est."

Jusqu'à présent les seules données disponibles sont des archives. C'est comme ça que Bruxelles Environnement a pu dénombrer les 18 000 parcelles potentiellement polluées. Mais depuis trois mois, des questionnaires sont envoyés aux propriétaires pour vérifier si ces archives sont exactes.

D'ici deux ou trois ans, toutes les parcelles polluées seront précisément répertoriées, ce qui facilitera grandement les procédures de ventes. Car ceux qui sont devenus propriétaires d'un terrain à Bruxelles ces dernières années le savent : lors de la vente d'un bien, il est désormais indispensable de connaître la nature du sol. "On a l’obligation dans le cadre de la vente de demander ce qu’on appelle une attestation d’IBGE, explique Laurette Rousseau, notaire à Bruxelles. Dans cette attestation, on trouve l’état du bien par rapport à une éventuelle pollution."

Le problème, c'est que pour le moment l'acheteur et le vendeur ne prennent conscience de la pollution du sol qu'au moment de la vente. Il faut alors entamer des démarches supplémentaires, qui prennent du temps et coûtent de l'argent. En réalisant une cartographie précise des sols, ces difficultés disparaîtront. "Les propriétaires sauront s’il y a un risque de pollution et pourront anticiper sur la procédure, précise Laurette Rousseau. Comme ça le jour où ils mettent en vente, tout est en ordre."

Mais il faudra encore attendre avant d'arriver à cela. La cartographie complète des sols bruxellois sera prête d'ici deux ou trois ans. De plus, les pollutions confirmées ne sont généralement pas dangereuses pour la santé, les cas les plus graves sont la plupart du temps déjà connus et traités.

 

G. Fabré – N. Nahjari

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