Cuesmes : un champ de 32.000 panneaux photovoltaïques pourrait voir le jour

Placer 32.000 panneaux photovoltaïques à Cuesmes, c'est le projet que la société Perpelum Energy souhaite concrétiser. La demande de permis d'urbanisme a été introduite pour un terrain se situant à la rue Monte-En-Peine. Un axe qui va du Grand Mons à Frameries. Bien que peu nombreuses, quelques habitations se trouvent à proximité. Cela implique une dérogation au plan de secteur.

Et de quatre !

C'est la quatrième demande de permis d'urbanisme que Perpelum introduit pour un terrain se situant dans le Grand Mons. Saint-Denis, Nimy, Maisières et maintenant Cuesmes. Des projets d'ampleur, plusieurs milliers de panneaux, qui ne sont pas pour plaire à la population locale. A chaque fois, les citoyens se sont mobilisés contre ces projets dans le cadre des enquêtes publiques mises en place par la ville de Mons.

David Leimans a mené la lutte contre le projet sur le site de Nimy, il a notamment remis un dossier de 40 pages à la Ville pour exposer ses arguments. Pour David Leimans, l'implantation des panneaux se fera à l'aide de pieux qui iront trop profondément dans le sol pour garantir la sauvegarde de la biodiversité. " Les sols sont vivants en surface. Vous avez toute une biodiversité qui se crée dans les 25 premiers centimètres d'un sol. Le fait de venir déstructurer les sols a un impact sur cette biodiversité", ajoute David.

Outre la qualité des sols et la biodiversité, les riverains dénoncent aussi une défiguration du paysage ou encore des installations trop proches des habitations. "Ce genre d'installation doit être dirigée vers des zones industrielles et non vers des zones d'habitat", juge David Leimans.

Un guide des bonnes pratiques

Pour l'heure, la Ville de Mons a rendu un avis défavorable pour les implantations de Nimy et de Saint-Denis. L'enquête publique est toujours en cours à Maisières, à Cuesmes, elle débute le 18 novembre prochain. Quoi qu'il en soit, le Collège échevinal ne peut émettre qu'un avis. La décision finale revient à la Région Wallonne. Les riverains de Saint-Denis ont d'ailleurs mandaté un avocat pour s'assurer du bon suivi du dossier à la Région. 

Deux avis défavorables sur quatre, ce n'est pas négligeable. Pourtant, Maxime Pourtois, échevin de l'Urbanisme à Mons, n'est pas contre l'idée d'une production d'énergie solaire sur le sol montois. "Il faut que ça s'intègre dans un environnement qui soit cohérent" explique-t-il. L'échevin qui a également comme projet avec le Collège de mettre en place un guide des bonnes pratiques à destination des exploitants de panneaux photovoltaïques. Histoire que les exigences d'harmonie avec l'environnement local soient connues en amont par ces sociétés. 

Ruée sur les panneaux photovoltaïques: archives JT du 08/03/2019

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