Crise du logement: les ministres bruxellois interpellés par une association

Christos Doulkeridis sur la crise du logement: "On se rend bien compte que cela devient impossible !"
Christos Doulkeridis sur la crise du logement: "On se rend bien compte que cela devient impossible !" - © Belga

Le RBDH, le "Rassemblement bruxellois pour le droit à l'Habitat" est allé remonter les bretelles de nos ministres. D'après l'association, sur les 73 mesures pour le logement annoncées dans l'accord de gouvernement, seules 14 sont réalisées, 35 sont amorcées et 24 sont au point mort.

Venue à la rencontre du secrétaire d’État au Logement, Christos Doulkeridis, l’association en a profité pour lui remettre le baromètre du logement. Le RBDH estiment malgré tout que le secrétaire d’Etat a bien avancé dans la lutte contre les logements vides, notamment grâce aux amendes infligées aux propriétaires de logements longtemps inoccupés.

Mais d'autres mesures, comme "l'allocation-loyer générale" sont à la traîne. "On a vraiment peur que ce soit une mesure qui n’aboutisse pas dans les temps, comme promis, nous confie Ilham Bensaïd (porte-parole du RBDH). On est particulièrement inquiet aussi quant aux logements sociaux, qui trainent à se multiplier à Bruxelles. La situation des locataires devient de plus en plus difficile."

Sur les 5000 logements publics prévus dans le plan logement, seuls 1200 ont vu le jour. 2000 autres devraient suivre cette année. Le secrétaire d'Etat Christos Doulkeridis est d'ailleurs conscient qu'il reste du pain sur la planche. "Quand on sait qu’un couple dépense en moyenne 30% de ses revenus pour se loger ; qu’une personne isolée 40% et qu’une personne seule avec enfant(s) plus de 50%... On se rend bien compte que c’est impossible. Je suis bien conscient que le travail est encore énorme." Un travail auquel doit participer, dit le ministre, le fédéral et le privé.

Jean-Claude Hennuy

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