Crime homophobe: témoignages poignants des proches de l'accusé et de la victime

Raphaël Wargnies est jugé devant la cour d’assises de Liège.
Raphaël Wargnies est jugé devant la cour d’assises de Liège. - © RTBF

Place aux parties civiles et au réquisitoire ce jeudi devant la Cour d'Assises de Liège, où se poursuit le procès de Raphael Wargnies. Mercredi, la Cour a entendu les témoins de moralité, c'est-à-dire la famille et les proches tant de l'accusé que de la victime. Des témoignages parfois très émouvants.

"Son existence a basculé après le décès de l'homme de sa vie". Chantal, la sœur de la victime, cache difficilement son émotion. Elle hébergeait et aidait son frère de temps à autre. Il avait des revenus mais se faisait racketter par un "ami bulgare", diront ses proches.

Et Chantal d'ajouter: "Quand je lui ai demandé ce qui se passait, une semaine avant son décès, il est parti. On s'est un peu fâché. Je ne l'ai plus vu vivant".

Serviable, sensible, poli, attachant, Jacques Kotnik n'avait rien d'agressif et avait des relations homosexuelles stables jusqu'à ce fameux décès. "Il est entré dans une spirale autodestructrice", ajoute un de ses anciens compagnons.

Spirale autodestructrice

C'est un peu ce qui unit finalement victime et accusé. Raphael Wargnies, lui, se détruisait à l'alcool. Pourtant, après une de ses cures de désintoxication, Raphaël Wargnies a vécu une période heureuse à Malmedy.

Ses patrons et amis le décrivent comme un courageux, "le meilleur ouvrier que j'ai eu", dira l'un d'eux. Il n'hésitait pas à faire 20 kilomètres à pied par jour pour aller travailler. Un homme proche de la nature qui aimait la marche, les animaux, l'histoire romaine et russe notamment ; quelqu'un d'intelligent, d'agréable, qui s'est transformé en Mister Hyde dès qu'il a recommencé à boire.

Françoise Dubois

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK