Crémation: du neuf à Bruxelles

Cimetière de Bruxelles
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A Bruxelles, à partir du 19 février, la famille sera autorisée à emporter les cendres d'un proche après la crémation. Et cela sans passer par un document écrit par le défunt de son vivant. Or, c'était une obligation.

Dans ce funérarium schaerbeekois, on le confirme : de nombreuses familles demandent à emporter l'urne et les cendres de leurs défunts. La nouvelle mesure est dès lors bien reçue. "Je pense qu’il fallait le faire, parce que les familles sont déjà très éprouvées au moment du décès, explique la propriétaire du funérarium. Si on ne peut pas les satisfaire pour l’endroit où vont les cendres, ça les perturbe encore beaucoup plus."

Des familles perturbées. D'autant plus que la Flandre et la Wallonie autorisaient déjà la reprise des cendres sans accord écrit du défunt. "Vous pouvez imaginer les soucis qu’il pouvait y avoir pour les personnes qui décédaient soit en Flandre soit en Wallonie et dont la crémation se déroulait ici, où il y avait des problèmes administratifs, déclare Xavier Godard, directeur du crématorium d'Uccle. Tout ça est maintenant réglé, nous sommes tous alignés."

Les mêmes pratiques partout en Belgique, c'était important pour les familles. Il sera désormais plus simple de disperser les cendres ailleurs que sur la pelouse du crématorium. La règle concernant la dispersion reste toutefois la même : uniquement dans un lieu privé, pas dans un parc, ou sur une plage.

Par ailleurs, la nouvelle réglementation comprend un deuxième volet : ce que l'on appelle le "morcellement des cendres". Les proches seront désormais autorisés à reprendre une petite partie symbolique des cendres dans une fiole ou dans une petite boîte.

 

H. Maquet - N. Nahjari

 

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