Crèches et Ville font le point à Charleroi

Les responsables des huit crèches communales carolos étaient convoquées hier à l'initiative de l'échevine de la petite enfance. Pour les autorités, il ne s'agit pas de céder à la panique mais plutôt de faire le point dans les crèches de la Ville.  

C'était donc l'occasion de parler du drame et de la façon dont cette tuerie est perçue et vécue par les acteurs de terrain. Mais cette réunion a aussi permis de mettre sur la table la question de la sécurité dans et aux abords des crèches, tel que - notamment - l'installation de vidéophones.  

« Il ne faut quand même pas non plus tourner à la paranoïa », dit Marie-France Lalmand, la coordinatrice des crèches communales de Charleroi. Certains parents et membres du personnel sont très anxieux. Il s'agissait donc de les rassurer mais aussi d'éviter de tomber dans une dérive sécuritaire.  

« Je pense que dans nos crèches, il y a pas mal de choses qui sont mises en place. Tant au niveau de la sécurité que de l'écoute des parents. Nous encourageons les réunions entre parents et personnel. » 

Rassurer

Plusieurs parents ont d'ailleurs interpellé ce lundi matin les puéricultrices, leur demandant une attention et une écoute particulière. « Effectivement, ils ont des angoisses. Ils se disent que cela pourrait leur arriver. Notre première fonction, c'est de les écouter, de les rassurer. Eventuellement, de se réunir et de voir ensemble ce qu'on peut mettre sur pied pour éviter d'amener l'enfant dans l'angoisse. Car indirectement, l'enfant va le ressentir. »  

Une de nos équipes s'est penchée sur la manière dont les enfants ont perçu le drame de vendredi. Dans les écoles, les plus jeunes se posent aussi beaucoup de questions. Joëlle Meert et Xavier Van Oppens ont suivi Xavier Clause, un professeur de 6ème primaire à l'Institut Saint-André de Charleroi, en plein cours d'actualité avec ses élèves. Vous pouvez écouter leur reportage ci-dessus.

 

(J-Ch. Adnet, X. Van Oppens)      
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