Crash de Gelbressée: Amaury aurait dû prendre le vol fatal

Amaury a échappé à la mort, il n'a pas pris l'avin fatal
Amaury a échappé à la mort, il n'a pas pris l'avin fatal - © RTBF - Journal Télévisé

L'enquête se poursuit. Le parquet va interroger les personnes qui auraient pu voir quelque chose. Parmi elles, un jeune habitant de Gembloux qui aurait dû se trouver dans l'avion, et qui a donc échappé à une mort certaine.

Après avoir suivi ses cours théoriques de parachutisme samedi, Amaury aurait dû monter dans l’avion qui s’est écrasé, mais en raison des conditions météo, il y avait beaucoup de vent ce jour-là, seuls les parachutistes expérimentés ont finalement décollé pour ce dernier vol fatal : "Sur le moment, on ne réalise pas que l’avion s’est crashé. Je pensais qu’il avait juste atterri dans un champs ou que les parachutistes avaient été largués mais quand j’ai vu toute la foule se précipiter vers leurs voitures, c’est à ce moment-là que j’ai compris que c’était tragique".

Amaury aurait donc dû être à bord de cet avion. Il n’a réalisé qu’à 22 heures qu’il avait échappé à quelque chose de terrible: "J’ai seulement réalisé la chance que j’ai eue de ne pas monter dans cet avion, sinon je ne serais plus là pour en parler".

Les enquêteurs lui ont demandé d’être discret

Hier, lundi, Amaury nous affirmait au téléphone avoir été témoin d’un incident dans le courant de la journée, une aile de l’avion aurait touché le sol à l’atterrissage. Mais il n’a pas souhaité nous le réexpliquer au micro: les enquêteurs lui ont demandé d’être discret, le temps que la lumière soit faite sur les causes du crash. L’hypothèse d’un contact entre l’aile et la piste d’atterrissage sera vérifiée. Le parquet va maintenant recueillir les témoignages et les images de celles et ceux qui étaient sur place.

Signalons que d'autres témoins, eux, affirment qu'il n'y a eu aucun contact entre l'aile et la piste.

A côté des témoignages, l'analyse des débris de l'avion qui s'opèrent actuellement à Beauvechain doivent aussi permettre de faire la vérité. Les conclusions des experts ne sont, cependant, pas attendues avant plusieurs mois

Sacha Daout et Hughes Van Peel