Covid-19 : un purificateur d'air révolutionnaire pour les ambulances et le transport de personnes

Covid-19: un purificateur d'air révolutionnaire pour les ambulances et autres véhicules
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Covid-19: un purificateur d'air révolutionnaire pour les ambulances et autres véhicules - © Tous droits réservés

C’est le fruit d’une collaboration entre un centre de recherche néolouvaniste, un équipementier de véhicules wavrien et une entreprise américaine de solutions en désinfection, pour lutter contre le Covid-19 et d’autres microbes.

Objectif de ce projet américano-brabançon : proposer l’installation de purificateurs d’air nouvelle génération dans les véhicules de secours et de transport de personnes. A l’heure de la crise du coronavirus, des ambulances belges viennent d’en être équipées. La technologie, validée par la NASA pour purifier l’air de la station spatiale, a également été testée par des laboratoires indépendants. Elle semble aujourd’hui avoir le vent en poupe. Au point d’éveiller l’intérêt d’autres opérateurs de transports, comme divers services de secours ou des sociétés de transport.

Couplage technologique

Petit, discret et facile à installer, le purificateur allie deux technologies : l’ionisation des particules et la photocatalyse. "L’ionisation, c’est-à-dire la production d’ions positifs et négatifs, va permettre de pulser les particules lourdes dans l’air vers le sol", explique Fabienne Mertens, manager de la société néolouvaniste en charge du projet. "La photocatalyse, une nouvelle technologie, associe des lampes UV particulières à un catalyseur, le dioxyde de titane. L’air passe entre le catalyseur et les UV et va subir une oxydoréduction, c’est-à-dire une coupure des molécules".

Avantages de l’innovation

Selon Fabienne Mertens, les avantages de cette nouvelle technologie sont multiples. "L’appareil détruit tous les composés organiques volatiles parce qu’on sait que dans les véhicules l’air est pollué. La technologie élimine aussi toutes les mauvaises odeurs. Mais elle permet surtout, en cette période de crise sanitaire due au Covid-19, de détruire tous les micro-organismes tels que les bactéries et les virus de façon à pouvoir assainir l’air dans les ambulances. Ceci évitera les risques de contamination du personnel face à un patient infecté et qui se trouve dans un milieu confiné".

Désinfection complémentaire

Ce couplage technologique complète et optimalise les techniques de désinfection classique, comme l’explique Laurent Noël, coordinateur ambulancier pour la Clinique André Renard de Herstal. "On travaille vraiment sur la purification de tout ce qui est en suspension dans l’air, là où les techniques habituelles de désinfection des surfaces ont leurs limites. On peut aussi purifier les filtres de l’ambulance. On va plus loin. C’est une plus-value. Une plus grande qualité de désinfection".

Pas que les ambulances

Facile à installer, pas trop onéreux, le système pourrait facilement, à en croire les premiers utilisateurs, équiper d’autres véhicules que les ambulances. "Je pense que les services de police, d’autres services de secours, mais aussi les transports en commun pourraient être assainis de la même manière", estime l’ambulancier liégeois.

"Nous venons d’aménager les premières ambulances avec ce système, mais je crois qu’il serait facile de prouver l’intérêt de cette technologie pour tous les transports en commun", affirme Carl-Albert Bauer, collaborateur d’une société wavrienne spécialisée dans l’aménagement de véhicules professionnels.

Si l’intérêt commercial des uns semble évident, l’avantage sanitaire des autres pourrait aussi être rencontré, que ce soit pour lutter contre la propagation du coronavirus ou d’autres micro-organismes. Le projet, partiellement porté par des acteurs wallons, semble en tout cas éveiller un intérêt croissant en cette période anxiogène.

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