Course contre la montre pour sauver 30 000 poules de l'abattoir à Namur

Le compte à rebours est lancé: plus que quelques heures pour sauver les poules d'un élevage namurois
Le compte à rebours est lancé: plus que quelques heures pour sauver les poules d'un élevage namurois - © FLICKR - OLIBAC

Ces poules, ce sont celles d'un élevage de la région namuroise. Un élevage professionnel qui, comme beaucoup d'autres, fonctionne sur un modèle apparemment éprouvé dans le secteur: les poules pondent pendant un an et demi, puis elles sont remplacées pour une question de rentabilité. Pour les anciennes pondeuses, c'est souvent direction l'abattoir.

C'est ce qui doit arriver ce vendredi à 30.000 poules d'une exploitation située en province de Namur. Une situation insupportable pour l'association de défense des animaux "Suppression des Expériences sur l'Animal".

"C'est systématique, dans les élevages professionnels, les fermiers considèrent qu'après un an et demi, leurs poules pondent moins bien," regrette Solange T'Kint, administratrice de l'association. "Je pense qu'elles pondent à 80% mais cela est insuffisant pour la rentabilité de l'exploitation. A ce moment-là, elles partent à l'abattoir".

Pour éviter cette situation, l'association invite donc Monsieur et Madame Tout le monde à adopter des poules, c'est à dire en fait à se rendre dans l'élevage pour en acheter une ou plusieurs.

Opération win-win

"Adopter une poule, c'est lui permettre d'avoir une fin de vie normale. Et pour la personne qui adopte, c'est aussi s'assurer de nombreux œufs, car les poules pondent encore," renchérit Solange T'Kint. "Certes, à la sortie de l'élevage, à cause du stress, il est possible qu'elles ne pondent pas tout de suite, mais quelques jours après, elles pondront tout à fait régulièrement."

Il ne faut pas mettre tous les fermiers dans le même panier

"Il existe des fermiers qui ont envie d'autre chose pour leur poules, qui ont envie de sortir de ce système. Dans le cas qui nous occupe, le fermier est très bien. Il collabore avec nous pour tenter de sauver un maximum de poules. C'était aussi le cas récemment, encore en région namuroise, nous nous sommes rendus dans une exploitation où nous avons pu sauver 3 000 poules, là aussi grâce à la collaboration de la propriétaire."

L'asbl (joignable au 0497 62 00 89 ou au 0493 50 91 15) donnera l'adresse de l'élevage aux personnes intéressées par l'adoption d'une poule. Mais il y a urgence. Le camion de l'abattoir doit passer ce vendredi après-midi.

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