20 ans pour Michaël Herygers coupable de meurtre à Forchies

Jérôme Herygers a écopé de 20 ans de prison
Jérôme Herygers a écopé de 20 ans de prison - © Belga - Virginie Lefour

La cour d’assises du Hainaut a condamné Michaël Herygers à 20 ans de réclusion. Reconnu coupable jeudi soir du meurtre de sa compagne par le jury, il avait poignardé la victime en plein coeur dans son sommeil, à Forchies-la-Marche le 3 juillet 2011.

Le Code pénal prévoit une peine de 20 à 30 ans de réclusion pour meurtre mais elle peut éventuellement être diminuée par le biais des circonstances atténuantes.

Pour l'avocat général, hormis le manque de structure, il n'existait aucune circonstance atténuante pour Michaël Herygers. "Dans la vie de tous les jours, il est un danger public. Il conduit en état d'ivresse, sans permis, sans assurance. Il vit selon son bon plaisir. Les différentes condamnations pour violence par les tribunaux correctionnels n'ont manifestement pas servi à le responsabiliser. Il reprend systématiquement sa vie faite d'oisiveté, de drogue et d'alcool", a-t-il constaté. Le ministère public avait également pointé le rapport d'expertise psychiatrique, qui fait état d'un affectif où le pulsionnel est au premier plan. "Il vit sans autres limites que celles qu'il se fixe", avait précisé Alain Lescrenier, pour qui reconnaître une enfance malheureuse dans le cas de l'accusé serait un outrage aux cinq enfants de la victime.

L'avocat de la défense, Jean-Pierre Deprez, a vu dans le contexte de vie du couple une circonstance atténuante. "Lui et Pascale étaient devenus des paumés. C'est dans ce huis clos d'assuétude à l'alcool et aux stupéfiants, que le meurtre a été commis. Nous ne défendons pas un meurtrier mais un homme dépassé par une situation", avait affirmé l'avocat en ajoutant que si la victime ne l'avait pas injurié, jamais Michaël Herygers ne l'aurait tuée. La défense a aussi rappelé que son client avait immédiatement pris conscience de son geste. Une prise de conscience révélée par le fait qu'il avait appelé immédiatement les secours et qu'il avait tenté avec ses moyens de réanimer la victime.

Belga, Daniel Barbieux

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