Coup de théâtre à Nivelles: André Flahaut ne sera plus tête de liste pour les communales

André Flahaut a fait le choix de pousser la liste PS. Ce qui a surpris plus d'un observateur de la vie politique nivelloise.
André Flahaut a fait le choix de pousser la liste PS. Ce qui a surpris plus d'un observateur de la vie politique nivelloise. - © THIERRY ROGE - BELGA

André Flahaut a en effet surpris tous les observateurs de la vie politique nivelloise : le chef de file de l'opposition socialiste ne sera plus tête de liste pour les élections communales d'octobre prochain.

L’annonce a été faite mardi soir lors de la présentation de l'équipe du PS nivellois. On peut véritablement parler d'un (petit) coup de théâtre à quatre mois des communales.

Mardi soir, la présentation de la liste (qui s’appelle "Plus pour Nivelles") avait débuté de manière normale, avec André Flahaut au pupitre pour dévoiler le nouveau logo et le nouveau nom de cette liste à tendance socialiste. Et c’est au moment de dévoiler le nom des candidats qu’on a senti des interrogations chez les journalistes présents à Nivelles…

André Flahaut a appelé Maurice Dehu en premier lieu. Et après quelques instants, il a d’ailleurs dû confirmer que c’est l’ancien bourgmestre de Nivelles qui sera tête de liste.

Peu d’observateurs avaient imaginé pareil scénario. D’autant qu’il faut quand même rappeler qu’en 2012, André Flahaut avait récolté 2762 voix. Cela dit, Maurice Dehu est également un faiseur de voix, avec 2353 voix.

Comment interpréter ce geste ?

Il y a clairement de la stratégie dans ce choix. D’une part, parce qu’André Flahaut poussera la liste. En tant que ministre, c’est une situation assez classique. D’ailleurs Valérie De Bue fait de même sur la Liste du Bourgmestre à Nivelles.

Et puis, on sait aussi que la rivalité entre l’actuel bourgmestre Pierre Huart et André Flahaut avait fait capoter toutes les tentatives de coalition entre les deux listes. En se mettant volontairement en retrait, André Flahaut laisse la porte ouverte aux négociations avec les réformateurs.

Cela dit, à l’heure actuelle, rien ne permet de dire quelle coalition sera constituée au lendemain des élections du 14 octobre.

 

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