Corps retrouvé près du bois des Manants : coup d'envoi du procès aux Assises

Corps retrouvé près du bois des Manants: coup d'envoi du procès aux Assises
Corps retrouvé près du bois des Manants: coup d'envoi du procès aux Assises - © Tous droits réservés

C'est ce lundi matin qu'ont commencé les audiences du procès en Assises des trois meurtriers présumés d'un homme dont le corps avait été retrouvé en bordure du bois des Manants, à Thiméon. C'était il y a presque deux ans, en avril 2011.

Les trois accusés ont aujourd'hui 23, 23 et 22 ans. Ils doivent répondre du "meurtre pour faciliter le vol" de Hammou Ben Hammou Ouali, un homme de 33 ans dont le corps avait été retrouvé à l'orée du bois des Manants, à Thiméon. C'est dans la commune de Pont-à-Celles.

Le témoignage de proches avait rapidement permis aux enquêteurs de reconstituer ce qui s'est peut-être passé. Les éléments à charge des accusés sont lourds : les images d'une vidéo de surveillance, des empreintes digitales et des relevés d'ADN. Les accusés, après avoir contesté formellement les faits, sont passés aux aveux le 1er février 2013. Tous trois reconnaissent les faits matériels tout en affirmant que leur intention n'était pas de tuer la victime.

Selon eux, armé d'un couteau, Hammou Ben Hammou Ouali se serait défendu lorsqu'ils ont pénétré chez lui. Ils l'auraient alors frappé avant de le neutraliser à l'aide d'une bombe lacrymogène. Ligoté à l'aide de colsons, les accusés l'ont ensuite emmené en voiture jusqu'au bois des Manants. "Comme il criait et se défendait il fallait trouver un endroit tranquille. On ne s'attendait vraiment pas à ce qu'il se défende", a expliqué Corentin Paul, interrogé sur les raisons qui l'ont poussé lui et les deux autres accusés à transporter la victime loin de son domicile. "On n'a jamais imaginé que ce serait aussi difficile de l'empêcher de résister. Le but n'était pas de le tuer mais de le maîtriser. On n'avait pas pris d'arme. Juste les colsons. Pour avoir le temps de fouiller son appartement", a précisé Elvin Mustafoski. L'autopsie révèle plus de septante deux coups dont celui porté à la tête qui a entraîné la mort de la victime. "Oui j'ai porté des coups. On en a tous donné mais pas beaucoup. Mais Hamou est tombé sur une bordure", affirmé Nasserdinne Basbas.

D'après les accusés, la victime était consciente, leur parlait et les menaçait lorsqu'ils l'ont abandonnée dans le bois. "Il était assis et nous a dit qu'il ne nous oublierait pas et nous aurait. On a été surpris le lendemain d'apprendre sa mort par les médias", a indiqué Elvin Mustafoski.

L'objectif de Nasserdinne Basbas, Elvin Mustafoski et Corentin Paul était de s'emparer de la drogue dissimulée par Hammou Ben Hammou dans son appartement. Après le passage à tabac, ils sont retournés fouiller l'habitation.

Le jury pour ce procès a été constitué jeudi dernier. Il compte six hommes et six femmes. Les audiences commencent aujourd'hui à la cour d'assises de Mons, elles devraient durer deux semaines.

Belga, Alain Vaessen

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