Coronavirus : une rentrée scolaire à Bruxelles sous le signe de la vigilance

Alors que les élèves bruxellois sont sur le point de commencer une nouvelle année scolaire, les autorités se veulent vigilantes quant à un rebond de l’épidémie. Lors de sa conférence hebdomadaire, la COCOM, l’organe bruxellois qui coordonne les actions pour venir à bout des infections, veut rappeler une nouvelle fois l’importance de la vaccination. Le taux d’incidence est en augmentation dans la capitale ainsi que le nombre d’hospitalisations. Les nouvelles infections concernent principalement les tranches d’âge de 10 à 49 ans.


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Parallèlement, le taux de vaccination reste bas dans certaines communes et certains quartiers ainsi que dans les tranches d’âge les plus jeunes de la population. 61% des 35 -44 ans sont vaccinés. Ce taux diminue pour les 25-34 ans à 54%. Il diminue encore pour les 18-24 ans à 41%. Pour combler ses lacunes, la Région compte administrer 16.000 doses par semaine. L’objectif n’a pas encore été atteint en cette fin de mois d’août avec un peu plus de 10.000 doses distribuées la semaine dernière.

"Un plan de la rentrée pour sortir de la crise Covid"

Par une campagne de sensibilisation, la COCOM va continuer à rappeler qu’il est important d’appliquer les gestes barrière, qu’il faut continuer les testings en cas de risque et qu’il faut être attentif après un retour de voyage. Pour continuer à vacciner les Bruxellois, quatre centres restent ouverts avec une capacité de 10.000 doses par jour. Cinq bus de vaccination continuent de sillonner la Région Bruxelles-Capitale. D’autres lieux stratégiques ont également été sélectionnés pour accueillir des antennes locales de vaccinations à Evere, Saint-Gilles et Etterbeek. C’est aussi le cas de certaines grandes surfaces, des grandes entreprises et administrations, des écoles secondaires, universités, hôpitaux, CPAS, …

"C’est un plan pour une rentrée sereine", tient à expliquer Inge Neven, la responsable en charge du testing et de la vaccination à Bruxelles. "On demande depuis quelques semaines à chaque citoyen de contribuer à avoir une année scolaire la plus normale possible, pour éviter de fermer des classes et libérer la pression sur les hôpitaux." La campagne de sensibilisation de la rentrée vise les jeunes, via des affiches et des invitations envoyées aux parents. "Si on ne se vaccine pas, je suis convaincue qu’en octobre on va de nouveau devoir fermer la moitié des classes", met en garde Inge Neven. "Des écoles pourront prendre rendez-vous dans un centre, une antenne, un bus, organiser la vaccination au sein des établissements… Cela se prépare petit à petit".

Les cas contacts non vaccinés dans le secondaire devront observer une quarantaine

Quand faut-il fermer une classe ? La réponse est la même que pour les adultes non-vaccinés. Les contacts à haut risque doivent observer une quarantaine d’une durée d’une semaine et ont l’obligation de faire un premier test au début et un second après le septième jour. Si ce dernier test est négatif, l’élève pourra sortir de quarantaine.

Pour les élèves vaccinés, la procédure est moins contraignante : un test négatif suffit pour rejoindre les bancs de l’école.

Séquence "Mode d'emploi", dans notre JT du 31 août :

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