Coronavirus - Plus que 8 sans-abri et migrants au centre de MSF sur le site de Tour & Taxis à Bruxelles

Le centre d'accueil installé sur le site de Tour & Taxis à Bruxelles pour les personnes fragilisées qui présentent des symptômes du Covid-19 ne comptaient plus que huit patients ce mardi
Le centre d'accueil installé sur le site de Tour & Taxis à Bruxelles pour les personnes fragilisées qui présentent des symptômes du Covid-19 ne comptaient plus que huit patients ce mardi - © KENZO TRIBOUILLARD - AFP

Le centre d'accueil installé sur le site de Tour & Taxis à Bruxelles pour les personnes fragilisées qui présentent des symptômes du Covid-19 ne comptaient plus que huit patients ce mardi, contre 16 lundi, a indiqué mardi en fin de journée une porte-parole de l'ONG Médecins sans frontières (MSF), Céline Ronquetti. Elle précise cependant qu'il y a encore eu deux nouvelles admissions lundi, qui se sont ajoutés aux 14 migrants et sans-abri alors présents.

La porte-parole de MSF confirme à l'heure actuelle qu'il y a davantage de personnes qui sortent que de personnes qui entrent. Elle estime que le nombre de patients pris en charge baisse depuis quelque semaines.

Il y a cependant encore eu deux nouvelles admissions dimanche et une samedi, ce qui appelle à une certaine vigilance. Céline Ronquetti ne dispose pas encore des chiffres de mardi concernant les nouvelles admissions.

A la mi-avril, au cœur de l'épidémie, le centre comptait une cinquantaine de personnes vulnérables qui n'avaient pas la possibilité de s'isoler. MSF a mis à leur disposition des espaces privatifs et un accompagnement médical, et ce tant qu'une hospitalisation n'était pas jugée nécessaire.

MSF a elle-même organisé des tests, en collaboration avec l'Institut de médecine tropicale d'Anvers, pour les nouveaux arrivants.

"Sur cet espace mis à notre disposition, on a une capacité de 140 lits maximum", explique Céline Ronquetti. "On va réévaluer nos différentes opérations en Belgique, en ce inclus le centre de Tour & Taxis. Notre soutien aux hôpitaux et aux maisons de repos est aussi en train de diminuer. On va donc réévaluer si notre aide est toujours nécessaire dans les trois semaines qui viennent. On pourrait simplement décidé de réadapter notre dispositif, sans le lever".