Coronavirus : Liege Airport sera un hub de l'OMS pour distribuer le matériel médical vital

L'aéroport cargo liégeois a été retenu par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) aux côtés de sept autres aéroports à travers le monde pour servir de plaque tournante dans l'acheminement de fournitures critiques (masques, gants, kits de test, ...) à destination du personnel soignant dans la lutte contre le nouveau coronavirus, rapporte L'Echo mardi.

"Avec d'évidentes retombées pour les compagnies aériennes et logisticiens sur place", se réjouit Luc Partoune, CEO de Liege Airport.


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Aux côtés de sept autres aéroports de par le monde (Afrique du Sud, Chine, Emirats arabes unis, Ethiopie, Ghana, Malaise et Panama), le hub aérien liégeois servira d'intermédiaire dans la distribution, chaque mois, de quelque 100 millions de masques et gants médicaux, 25 millions de respirateurs, blouses et visières de protection et 2,5 millions de kits de test, selon les prévisions du directeur de l'OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus, cité par le média spécialisé Stat Trade Times.

La facture est de l'ordre de 280 millions de dollars, rien que pour ce qui concerne le stockage et le déplacement des fournitures concernées.

"Le fait qu'on est opérationnel 24h sur 24 - ce qui est rare, notre capacité de traitement, notre très bonne situation géographique et enfin notre très dense interconnexion", a joué dans le choix de l'aéroport liégeois, se félicite son patron.

Le matériel de protection, c'est notre cargo numéro un pour l'instant

Parmi les opérateurs de manutention cargo sur place, il y a l'entreprise Lachs. Et elle a déjà pu observer les effets de la crise sur l'activité aérienne. David Alexis, directeur général adjoint de Lachs: "On voit une modification des marchandises que l’on transporte. Maintenant, ce sont les médicaments, les masques, les gels, les blouses de protection, et ce, vraiment pour toute l’Europe. On fait beaucoup plus de vols vers la Chine qu’auparavant: on est à plus de dix vols par semaine. L’export vers la Chine, cela reste des marchandises tout à fait traditionnelles. Par contre, le retour, ce ne sont plus que des produits dont on a besoin en première ligne aujourd’hui. C’est vraiment notre cargo numéro un pour l’instant".

Et au niveau du personnel? "Le nombre d'effectifs a dû être augmenté", précise David Alexis, "et on a un apport d’intérimaires pour nous aider au jour le jour à faire face à cette augmentation de cargo".

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