Coronavirus : le confinement dope (en partie) la qualité de l'air à Bruxelles

L'absence de véhicules sur les routes améliore forcément la qualité de l'air
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L'absence de véhicules sur les routes améliore forcément la qualité de l'air - © Tous droits réservés

Ce mardi, Celine, la Cellule Interrégionale de l’Environnement, a fait le point sur l’impact du confinement sur la qualité de l’air. Sans surprise, les mesures montrent que depuis le 19 mars (début de la période de confinement) les concentrations des polluants directement liés au trafic, tels que le NO2 (dioxyde d’azote), ont fortement diminué. En semaine, elles sont proches des niveaux rencontrés habituellement le week-end.

Cependant, cette diminution doit être nuancée en fonction d’autres facteurs, comme la météo. Ainsi à Bruxelles, la diminution des concentrations de NO2 sur la semaine du 16 au 22/03 par rapport à la même période de l’an dernier montre une diminution de 35%. Mais le même calcul pour la semaine du 18 au 24/02, donc avant le confinement, donne une diminution encore plus importante, presque 60%. Pour être complet, on notera aussi que la météo pluvieuse de février était particulièrement propice à des concentrations basses.

Impossible donc de mesurer l’impact du confinement sur quelques jours de mesures. Et c’est d’autant plus vrai pour les paramètres moins directement reliés au trafic, comme les PM, (Particules fines). L’industrie, l’agriculture et le chauffage domestique sont également des sources importantes d’émissions de particules. Actuellement, plus de gens télé travaillent, ce qui signifie que les habitations sont également chauffées pendant la journée.

Des concentrations élevées de particules fines les 27 et 28 mars

Le confinement n’implique donc pas forcément une amélioration de la qualité de l’air. Pour preuve : du vendredi 27 au samedi 28 mars, des concentrations élevées de particules fines (PM2,5 et PM10) ont été enregistrées dans l’air et ce dans l’ensemble du pays. Plusieurs facteurs ponctuels expliqueraient ce phénomène. Ainsi les épandages agricoles, les émissions de particules fines liées au chauffage (notamment au bois), l’importation d’air continental chargé en polluants et une possible contribution de pollen ou sable désertique (Sahara) également.

Comparaison de la concentration en dioxyde d'azote entre mars 2019 et mars 2020

Cela reste quand même une bonne nouvelle

Les "Chercheurs d’air", qui militent pour un air plus propre à Bruxelles, se réjouissent toutefois des premiers chiffres disponibles. Pour eux, la réduction du trafic automobile reste une bonne nouvelle. Ils ont notamment relevé qu’au point de comptage Arts-Loi, le nombre de véhicules chute drastiquement à partir du 18 mars et que logiquement, les concentrations en NO2 (dioxyde d’azote) ont aussi diminué. Pour Pierre Donnier, membre des "Chercheurs d’air", l’amélioration de la qualité de l’air à Bruxelles reste, quoi qu’il en soit, un objectif à poursuivre, même après le confinement. A commencer pour les personnes qui souffrent de crises d’asthmes ou de difficultés respiratoires.

Cependant, cette diminution doit être nuancée en fonction d’autres facteurs, comme la météo. Ainsi à Bruxelles, la diminution des concentrations de NO2 sur la semaine du 16 au 22/03 par rapport à la même période de l’an dernier montre une diminution de 35%. Mais le même calcul pour la semaine du 18 au 24/02, donc avant le confinement, donne une diminution encore plus importante, presque 60%. Pour être complet, on notera aussi que la météo pluvieuse de février était particulièrement propice à des concentrations basses.

Comparaison de la concentration en dioxyde d'azote entre février 2019 et février 2020

Impossible donc de mesurer l’impact du confinement sur quelques jours de mesures. Et c’est d’autant plus vrai pour les paramètres moins directement reliés au trafic, comme les PM, (Particules fines). L’industrie, l’agriculture et le chauffage domestique sont également des sources importantes d’émissions de particules. Actuellement, plus de gens télé travaillent, ce qui signifie que les habitations sont également chauffées pendant la journée.