Coronavirus : la fin de la génération Erasmus ? A L'ULiège la mobilité internationale baisse de 60%

Se perfectionner dans une langue étrangère, fréquenter une autre université, partager un appartement avec des étudiants de tous horizons. Partir étudier un an ou un quadrimestre à l’étranger, c’était presque devenu un rite de passage pour les étudiants. Mais la crise du coronavirus est passée par là : à l’Université de Liège, cette année, la mobilité internationale est en baisse de près de 60% par rapport au premier quadrimestre de l’année dernière.

Cette dégringolade concerne autant les étudiants belges qui souhaitent partir à l’étranger que les étudiants étrangers qui veulent suivre des cours à l’Université de Liège.

Des séjours déconseillés mais pas interdits

Il faut dire que l’Université déconseille fortement cette mobilité, sans toutefois l’interdire formellement. "Nous incitons plutôt les étudiants à adapter leur projet, à reporter leur départ au prochain quadrimestre ou à l’année prochaine," explique Patricia Petit, directrice des relations internationales à l’Université de Liège. "Mais nous sommes aussi conscients que ce report n’est pas toujours possible. Nous demandons donc à chaque étudiant de prendre ses responsabilités en fonction de la situation sanitaire."

Les voyages hors Union Européenne sont les plus impactés

Les échanges les plus impactés sont ceux qui concernent des universités ou des étudiants hors Union Européenne. "Au risque sanitaire, s’ajoutent les contraintes administratives, voire les impossibilités de transport notamment", détaille la directrice des relations internationales.

Compte tenu du contexte sanitaire, certains étudiants liégeois pourraient donc ne jamais avoir la chance de partir étudier à l’étranger. "C’est le cas notamment des étudiants de dernière année.

Certains étudiants devront renoncer à leur projet de mobilité

"Reporter au quadrimestre suivant n’est pas toujours possible et le report à l’année suivante est évidemment impossible puisqu’ils sont déjà en dernière année. Donc il n’est pas exclu que certains étudiants doivent renoncer à leur projet de mobilité", confirme Patricia Petit.

Pour ce qui est des étudiants étrangers qui souhaitent venir étudier à Liège, la porte ne leur est pas totalement fermée, à condition qu’ils respectent les règles sanitaires imposées par la Belgique. "Nous sommes en train de mettre en place des partenariats pour les aider à respecter ces règles sanitaires", précise Patricia Petit.

Un accueil adapté pour les étudiants étrangers

"Nous les aidons par exemple à trouver des logements individuels pour leur permettre de faire leur quatorzaine dès leur arrivée, si c’est nécessaire. Nous organisons aussi un système pour que d’autres étudiants fassent les courses pour eux pendant ce temps-là."

A la rentrée, entre 300 et 400 étudiants liégeois devraient partir poursuivre leur cursus à l’étranger. A l’inverse, l’université devrait accueillir quelques 300 étudiants étrangers. Cela représente une baisse de la mobilité d’environ 60% par rapport au premier quadrimestre d’une année classique. Mais ces chiffres pourraient encore évoluer d’ici la rentrée universitaire, mi-septembre.

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