Coronavirus : et soudain, autour de l'aéroport, le silence se fait

Coronavirus : et soudain, autour de l'aéroport, le silence se fait
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Coronavirus : et soudain, autour de l'aéroport, le silence se fait - © Tous droits réservés

Ceux qui doivent encore sortir s’en aperçoivent vite. Le silence s’est emparé de nos campagnes. Même parfois à côté d’une autoroute, le silence a repris sa place. A Jumet et Ransart, en bordure de l’aéroport de Charleroi, le changement est radical. Depuis mardi soir et le blocage au sol des avions, C’est le chant des oiseaux qui domine. D’habitude, Yves Jacquy doit vivre son quotidien avec le bruit des réacteurs. "Ça fait énormément de bien. Avec le temps on s’était habitués au bruit mais c’était quand même stressant surtout quand nous étions à l’extérieur."

Et aux avions, il faut d’habitude rajouter le bruit de la route qui mène à l’aéroport. Là aussi c’est le silence absolu. "Le trafic routier a diminué de 90% à côté de chez nous. Le résultat c’est un silence qui fait du bien et on se met à rêver à un monde qui soit un peu plus calme, un peu moins bruyant. Bien sûr l’aéroport ce sont des emplois et du tourisme mais c’est aussi par là qu’est arrivé le virus."

Regardez le ciel, les traînées blanches ont disparu!

Un peu plus à l’écart de la piste, à Ransart, Emilie profite du calme depuis son jardin. Un silence qui lui rappelle son enfance. Avant l’arrivée de l’aéroport. "Ce qui me frappe en plus du calme c’est le ciel bleu. Il n’y a plus ces traînées blanches qui parfois faisaient comme un jeu de dames dans le ciel. Je préfère voir le ciel comme ça même si je n’ai pas envie que toute l’économie autour de l’aéroport disparaisse parce qu’il y a des familles qui en vivent. Et si cette crise nous permet de repenser nos façons de nous déplacer, il faudra reconstruire autre chose pour que ces personnes retrouvent du boulot."

Le calme n’est que provisoire mais il fait du bien. Et même si tout le monde garde en tête qu’il y a des milliers d’emplois en jeux. Certains se mettent à rêver d’un monde débarrassé du trafic aérien comme on l’a connu.

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