Coronavirus et chômage temporaire : les syndicats submergés de demandes

Beaucoup d'entreprises ont recours au chômage temporaire depuis le début des mesures de confinement.
Beaucoup d'entreprises ont recours au chômage temporaire depuis le début des mesures de confinement. - © Flickr

Depuis l’adoption des nouvelles mesures de confinement, de plus en plus d’entreprises mettent leur personnel en chômage temporaire. Cela concerne plusieurs centaines de milliers de travailleurs en Belgique. Ce sont notamment les syndicats qui ont pour mission de verser les allocations de chômage. Beaucoup de travailleurs se tournent donc en premier lieu vers leur délégué syndical. Jean-Marc Bottemanne, délégué principal CSC dans une société américaine implantée à Nivelles voit arriver depuis quelques beaucoup de ses collègues vers lui avec de nombreuses questions. "La décision a été prise mercredi, on attendait tous la déclaration de confinement avec impatience. Il y avait beaucoup d’inquiétude chez nous. Ça a donc été accueilli comme un grand soulagement", témoigne-t-il. Les 149 ouvriers, employés et cadre ont donc arrêté le travail, à l’exception d’une quinzaine qui, sur base volontaire et avec toutes les mesures de protection nécessaires, va finaliser jusqu’à vendredi les dernières commandes.

Les autres services appelés à la rescousse

Le rôle de la délégation syndicale est donc d’aider les travailleurs dans ses démarches. "C’est notre rôle d’épauler, d’aider, de renseigner au maximum. On doit donner un maximum de réponses. Heureusement, l’ONEM nous a donné beaucoup de facilités avec des documents simplifiés", confie le délégué. Mais si les démarches sont simplifiées, la quantité de travail, elle, est énorme. Dans les bureaux de la FGTB à Nivelles, on a appelé tout le personnel à la rescousse. "Les personnes qui, dans leurs fonctions, connaissent une diminution de travail suite à la pandémie, vont avoir une petite formation pour donner un coup de main à leurs collègues et assurer l’ensemble des paiements le plus rapidement possible", explique Enzo Gramaglia, secrétaire fédéral Brabant wallon.

Même des patrons nous appellent

Les demandes affluent de tous les secteurs : titres-services, industrie, construction… Même des patrons de petites entreprises, qui n’ont pas délégation syndicale, contactent directement le syndicat. "Les demandes de chômage ne viennent pas uniquement des travailleurs. J’ai déjà eu des appels de trois entreprises me demandant comment faire. Je pense que le secrétariat social est aussi débordé", rapporte-t-il. Le personnel des syndicats doit s’occuper du paiement des allocations de chômage, mais aussi gérer les nouvelles demandes d’affiliation qui arrivent, par la force des choses. Tout cela se fait bien évidemment par téléphone ou par mail, pour préserver les employés des syndicats des contacts.