Coronavirus : Brussels Expo va installer une technologie pour désinfecter l'air de ses palais

Coronavirus : Brussels Expo va installer une technologie pour désinfecter l’air de ses palais
Coronavirus : Brussels Expo va installer une technologie pour désinfecter l’air de ses palais - © BENOIT VANZEVEREN - BELGA

Pour tenter de faire face à la crise sanitaire et aux annulations en cascade, Brussels Expo, le parc des expositions du plateau du Heysel vient de commander un système pour désinfecter en permanence l’air de ses 12 palais, Alors comment ça marche ? Et est ce bien efficace ?

Redonner confiance

Il a d’abord fallu encaisser et comptabiliser les pertes (estimées à 5 millions d’euros jusqu’ici). Puis est venu le temps de la réflexion et de l’après. Avec cette question : comment redonner confiance aux organisateurs de salon et aux visiteurs le jour où l’activité reprendra. Brussels Expo a choisi lui de miser sur une nouvelle technologie de désinfection de l’air par des rayons UV. « On est convaincu que si hier c’était l’air conditionné et le wifi qui était les critères les plus importants en termes de confort et de connectivité dans les infrastructures événementielles, demain, ce sera les critères sanitaires qui vont être les critères principaux dans le choix d’une infrastructure. Et donc pour toutes ces raisons-là, il était nécessaire de marquer un grand coup » explique Denis Delforge, le patron de Brussels Expo.

Pas de garantie scientifique

La méthode de désinfection par les UV est connue depuis longtemps par la communauté scientifique. Elle est notamment utilisée dans les salles d’opération des hôpitaux. « Ça fonctionne dans des petits environnements mais je vous avoue que je n’ai jamais entendu parler de ce type de système pour des environnements aussi grands que Brussels Expo », confesse Anne Simon, médecin spécialiste en prévention et contrôle des infections aux Cliniques universitaires Saint-Luc à Bruxelles. A ce stade, aucune étude scientifique n’a encore pu garantir l’efficacité d’une telle technologie contre le covid-19. Mais elle aurait déjà fait ses preuves sur le terrain selon Denis Delforge, notamment dans l’hôpital de campagne de Wuhan en Chine.

Pas de risque pour les visiteurs

Elle serait par ailleurs sans risque pour les personnes. Ce que confirme a priori la professeure Simon. « Ici, les UV sont dans la machine, et donc l’air passe à travers un faisceau UV dont on sait que certains UV sont désinfectants, décontaminant. Mais il n’y a pas de rayonnement extérieur dans ce type de dispositif. Donc à mon avis, il n’y a pas de danger pour la population ».

Mais cette technologie n’est pas la panacée. Elle ne désinfecte que l’air et doit s’accompagner des gestes barrières traditionnelles. « C’est une en option en plus. Mais cela doit s’accompagner de procédures qui ont montré leur efficacité comme le port du masque, l’hygiène des mains et la distanciation sociale » précise Anne Simon.

Prendre les devants

Autant de recommandations partagées par Brussels Expo qui n’a toutefois pas attendu une validation scientifique avant de commander ces machines. "Je suis persuadé que cette technologie va être le game changer dans notre secteur mais dans d’autres aussi", rajoute Denis Delforge. « Je pense notamment aux maisons de repos, au secteur du commerce de détail. Et donc on risque d’avoir une pénurie ou en tout cas des délais qui vont se rallonger. Donc c’est aussi pour cette raison-là qu’on a pris les devants. Pour ne pas se retrouver dans des situations qu’on connaît aujourd’hui sur d’autres équipements stratégiques ». La commande, pour environ un million d’euros, vient d’être passée à une société européenne (dont Brussels Expo ne veut pas dévoiler le nom). L’installation doit se faire cet été. Brussels Expo veut être prêt pour la rentrée de septembre.

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