Coopération franco-belge entre les services de secours: l'accord-cadre a été signé

Ce jeudi 19 juillet, un accord-cadre a été signé entre le ministre de l’intérieur Peter De Crem (CD & V) et son homologue français Christophe Castaner, cet accord permet aux Zones de secours belges et aux Services départementaux d’incendie et de secours français de pouvoir établir des conventions de collaboration pour le risque quotidien.

À la frontière franco-belge, certains secteurs géographiques sont plus proches d’une caserne de sapeurs-pompiers située de l’autre côté de la frontière nationale que de la caserne la plus proche du pays du secteur géographique concerné. Cela fait plusieurs années que l’absence de coopération franco-belge en cette matière faisait débat particulièrement quand un sinistre important avec des victimes était à déplorer. Cet accord date des années 80.

Un accord de ce type existait déjà pour le SAMU mais pas pour les services de secours civils (Intervention des Pompiers).

L’existence d’un accord-cadre devrait désormais permettre de réduire le temps d’intervention pour les services d’urgence et d’optimiser les conditions d’interventions des services de secours sur une zone qui va de La Panne à Aubange.

Il existe déjà un accord de ce type avec la Flandre. Mais cet accord s’établit entre les zones de secours au niveau local, il ne s’agit pas d’un accord politique au niveau Régional.

Comine-Warneton, première commune concernée

Comine-Warneton est sans aucun doute la commune ayant milité le plus pour cet accord transfrontalier.

"Si l’on prend la commune au Bizet, les services de secours français d’Armentières, le village français voisin, peuvent intervenir en cinq minutes avec des hommes professionnels", atteste Jimmy Lahousse, capitaine de la caserne de Comine-Warneton. "Nous mettons 15 minutes et nous devons rappeler les hommes qui sont tous volontaires."

Pendant plus de deux ans, les membres de la zone de secours de Tournai, dont dépend Comine-Warneton, ont milité pour cette coopération entre les deux pays. "Il nous reste des conventions locales à signer encore mais cet accord va nous soulager", explique Olivier Lowagie, commandant en chef de la zone de secours de Tournai. "Cela ne veut pas dire que nous nous dédouanons. Nous interviendrons obligatoirement. On gagne juste en efficacité et c’est une véritable plus-value pour la population."

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