Convocations électorales à Linkebeek: la majorité francophone suivra l'arrêt du Conseil d'Etat

Le groupe francophone majoritaire au conseil communal de Linkebeek suivra l'arrêt rendu par le Conseil d'Etat du 20 juin 2014 pour l'envoi des convocations électorales en vue du scrutin du 13 décembre portant sur la remise en jeu des 13 sièges francophones. La liste LB (pour Linkebeek) sera emmenée par Damien Thiéry, a annoncé mardi l'échevin démissionnaire Yves Ghequiere. La nomination de Damien Thiéry a été refusée à plusieurs reprises depuis 2006, selon les ministres flamands des Affaires intérieures qui se sont succédé, pour non-respect des lois linguistiques.

En juin 2014, l'assemblée générale bilingue du Conseil d’Etat avait quant à elle recalé Damien Thiéry dans son recours contre sa non nomination. La Haute instance avait aussi jugé que l'interprétation de la loi sur l'emploi des langues par les bourgmestres non nommés n'était pas conciliable avec la primauté du néerlandais dans la Région de langue néerlandaise. Ces bourgmestres considéraient que dans les communes à facilités, les particuliers qui avaient émis le souhait de recevoir les documents administratifs en français, ne devraient plus jamais répéter cette démarche. Mais le Conseil d'Etat a également précisé que ce souhait ne devrait plus être émis pour chaque échange de document, comme le préconise la circulaire Peeters, mais par courrier valable pour une durée maximale de 4 ans renouvelable.

"Nous enverrons donc les convocations électorales en néerlandais, sauf pour ceux qui ont déjà introduit une requête pour recevoir leurs documents en français", a affirmé mardi Yves Ghequiere. Les deux élus néerlandophones n'ont pas démissionné. Seuls les treize sièges occupés par les francophones sont éligibles. Deux listes seront en course car outre LB, "La Droite" a également déposé une liste de candidats. LB proposera les 11 conseillers communaux sortants et deux nouveaux candidats. En 2012, la Liste du Bourgmestre avait décroché 13 sièges du 15, mais depuis lors, deux conseillers ont démissionné. Faute de suppléants, les sièges sont demeurés vides.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK