Un contrôle aux frontières difficile à mettre en place

L’objectif est d’empêcher les réfugiés d’emprunter les points de passage frontaliers pour se rendre en Angleterre
L’objectif est d’empêcher les réfugiés d’emprunter les points de passage frontaliers pour se rendre en Angleterre - © KURT DESPLENTER - BELGA

Depuis mardi, le gouvernement fédéral a décidé de rétablir temporairement la frontière entre la France et la Belgique. L’objectif est d’empêcher les réfugiés d’emprunter les points de passage frontaliers pour se rendre en Angleterre. Il y en a des centaines. Les communes concernées n’ont bien souvent pas suffisamment d’effectifs pour renforcer les contrôles aux frontières.

14 points de passage dans une seule commune

La commune d’Estaimpuis dans le Hainaut compte 14 points de passages vers la France. " Nous avons 23 kms de frontière commune avec la France. Nous avons un effectif de 54 policiers pour toute la zone. Pour que la frontière soit contrôlée de manière efficace, il nous faudrait le double de policiers. Des moyens additionnels qui doivent être octroyés par le ministère de l’intérieur " explique Quentin Huart, le porte-parole de la commune.

Des policiers appelés en renfort

Mais constat dans le Tournaisis, les policiers n’ont reçu aucune directive du gouvernement au sujet du renforcement des contrôles aux frontières. Ils ne disposent pas d’effectifs supplémentaires, bien au contraire. Ce sont eux qui sont appelés en renfort au nord du pays pour soutenir leurs collègues du côté de la Panne.

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