Conseil d'administration informatif chez Tecteo sur le rachat de L'Avenir

Conseil d'administration informatif chez Tecteo sur le rachat de L'Avenir
Conseil d'administration informatif chez Tecteo sur le rachat de L'Avenir - © DR

Un conseil d'administration est convoqué pour ce mardi soir chez Tecteo. La séance sera consacrée à expliquer l'achat des éditions de l'Avenir. Cette réunion n'est pas l'assemblée générale qui avait été demandée par les communes d'Aywaille et de Herve, opposées à l'opération de rachat du groupe de presse. C'est un conseil d'administration et il sera uniquement informatif pour la bonne raison qu'il ne dispose d'aucun pouvoir.

La structure qui se réunit ce mardi soir, c'est le conseil d'administration de Tecteo-Intercommunale. Mais ce conseil d'administration n'administre plus rien, il n'a plus le pouvoir de décider quoi que ce soit. Il est composé de représentants MR, PS, Écolo et cdH des communes et de la province.

Le 28 juin 2011, ces représentants ont accepté - à l'unanimité - de créer une Tecteo-bis sous forme de société anonyme, donc une société de droit privé, et de lui confier l'exploitation opérationnelle et journalière des activités du groupe et de ses filiales, en ce compris les tâches stratégiques et confidentielles. C'est cette Tecteo-bis, la société anonyme, qui a décidé de racheter le groupe de presse l'Avenir.

Ce mardi soir, le Conseil d'Administration de Tecteo-Intercommunale va entendre l'exposé du projet. C'est le point 5 de l'ordre du jour : "rachat des éditions de l'Avenir à Corelio, stratégie et perspectives". Comme les représentants des communes et de la province ont remis tous leurs pouvoirs à Tecteo Société Anonyme, il s'agira seulement d'un exposé, ils ne pourront pas s'opposer à ce rachat.

Le cdH propose plus de transparence

On a aussi parlé du rachat des Éditions de L'Avenir par Tecteo ce lundi au bureau politique du cdH. Le président Benoît Lutgen a proposé plus de transparence et que les règles de bonne gouvernance soient appliquées. Mais ce n'est pas la seule proposition formulée dans le cadre de ce dossier.

Il faut dire que le rachat de L'Avenir par Tecteo passe mal rue des 2 églises, le siège du cdH à Bruxelles, même si certains de ses mandataires ont participé à la prise de décision. Ainsi, on ne se prive pas de rappeler à la présidence du parti que c'est la province de Liège, une majorité PS/MR qui détient 52% des parts de Tecteo, une manière de dire que c'est là que se trouvent les responsabilités. Du coup on s'agite et aussi on propose:

- Un: plus de transparence

- Deux: l'ouverture de l'actionnariat au secteur privé

- Trois: un plan d'investissement conséquent pour l'intercommunale

Du côté d’Écolo, on se prépare aussi à la réunion

Les écologistes aussi sont représentés au sein du conseil d'administration qui a lieu ce soir. Une réunion pour le moins difficile à préparer. Les administrateurs Écolos de Tecteo-Intercommunale avaient en effet demandé ce week-end les documents relatifs au dossier de rachat des éditons de l'Avenir. Ils espéraient obtenir:

- une copie de la convention signée avec le vendeur flamand Corelio

- le PV du bureau exécutif de Tecteo-Intercommunale

- le PV de la séance du conseil d'administration de Tecteo-SA

- de même qu'une copie du dossier présenté il y a dix jours aux administrateurs.

Ces documents, les Écolos les avaient demandés pour 24 heures avant le conseil de ce mardi soir. Et bien, ils ne les ont pas reçus. Place donc aujourd'hui à la discussion, que l'on sait purement ... informative.

A Esneux, tous les partis condamnent le rachat de L'Avenir par Tecteo

Et, à quelques heures du conseil d'administration de Tecteo-Intercommunale qui doit donc informer ce mardi en début de soirée les membres de l'opération de rachat des éditions L'Avenir, le conseil communal d'Esneux condamne unanimement la prise de contrôle du groupe de presse par l'intercommunale. Les quatre partis représentés au conseil communal (PS-MR-cdH et Écolo) estiment que l'opération n'est pas profitable aux communes associées, alors que les investissements nécessaires dans la modernisation des réseaux d'éclairage et de télédistribution n'ont pas été réalisés sur l'ensemble du territoire de la commune pour des raisons budgétaires. Ils demandent avec insistance que soient convoqués d'urgence un conseil d'administration et une assemblée générale amenés à se prononcer sur l'acquisition des éditions L'Avenir.

 

F. Braibant avec J. Crémers

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