Confirmation du blocage total chez Caterpillar à Gosselies

L'entrée de l'usine - Photo Archives
L'entrée de l'usine - Photo Archives - © rtbf.be

La réunion des syndicats qui avait lieu ce mercredi matin sur le site n’a pas permis de lever le blocage de l’entreprise. Au contraire, les travailleurs semblent plus déterminés que jamais à ne pas se laisser faire. En conséquence, la production n’a pas repris et l’usine est toujours complètement à l’arrêt. Des actions sont prévues dans les jours qui viennent.

Pour le moment, les travailleurs de chez Caterpillar rejettent en bloc les propositions que la direction a formulées aux syndicats. Celles-ci envisageraient d’établir un nouveau règlement de travail pour le personnel qui ne serait pas touché par les licenciements.

Les syndicats sont déterminés et prévoient désormais des actions quotidiennes avec toutefois une réévaluation de la situation chaque matin. A l’heure qu’il est aucune nouvelle réunion n’est prévue avec la direction.

Réaction de la direction

Dans un communiqué publié ce mercredi après-midi, "La direction de Caterpillar comprend l'inquiétude du personnel face à la perte de 1 400 emplois et à la mise en place d’une nouvelle organisation du travail. Cependant, Caterpillar rappelle que le plan industriel a pour but de donner une chance d’avenir au site de Gosselies et de préserver plus de 2 000 emplois. Ne pas réaliser le plan industriel dans son ensemble condamnerait le site de Gosselies. L’entreprise a la volonté de négocier un plan social permettant de trouver des solutions honorables pour les membres du personnel qui devront quitter l’entreprise. Pour le personnel qui restera, la direction ne touchera pas aux salaires et veut négocier une nouvelle organisation du travail qui permette d’améliorer l’efficacité de l’usine et le service aux clients. Cette intention avait été annoncée dès le 28 février, lors de l’annonce du plan industriel. L’entreprise est prête, durant la négociation, à envisager toutes les options qui permettraient de limiter l’impact sur le personnel mais des changements sont nécessaires pour donner une chance d’avenir à l’usine. Enfin, la direction ne tolère pas que l’intégrité physique des membres du personnel soit menacée ni que des équipements soient endommagés. Certains préféreraient fermer l’usine plutôt que de voir les choses changer. Faire fuir nos clients, détruire les équipements de l’entreprise et faire arrêter les travaux d’investissements ne font qu’aggraver la situation déjà critique de l’entreprise. La Direction, elle, veut un futur pour l’usine de Gosselies ".

Cédric Loriaux

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