Concours Reine Elisabeth: rencontre avec le dernier luthier de Namur

Concours Reine Elisabeth: rencontre avec le dernier luthier de Namur
Concours Reine Elisabeth: rencontre avec le dernier luthier de Namur - © Tous droits réservés

Le concours Reine Elisabeth commence à Bruxelles. Une édition consacrée au violon cette année. Les jeunes prodiges se produiront sur scène avec les meilleurs instruments au monde. Des violons fabriqués sur mesure. L'occasion de mettre le projecteur sur la profession de luthier. Des artisans passionnés. Il en reste un à Namur. Il fabrique et répare des violons et des violoncelles.

Des instruments pendus partout aux murs, des outils sur les étagères, un établis au milieu de l'atelier, ça fait 12 ans que Vincent Degrande est luthier. Il fabrique trois violons par an. Au moins 6 semaines à temps plein par instrument. Le reste du temps, il répare et restaure. "Il faut être passionné pour faire ça! Ca demande beaucoup de temps, parfois c'est ingrat aussi. On met des années avant d'avoir un résultat, pour avoir une petite reconnaissance".

Entre 6000 et 12 000 euros le violon, ses clients sont des professionnels, ils recherchent des instruments haut de gamme. "Un violon réussi, c'est un instrument qui va être, esthétiquement, très accrocheur, avec beaucoup de personnalité: un beau vernis, un travail fin. Et puis acoustiquement, ça doit sonner très très bien. La profondeur du son, l'émission, le timbre qui doit sonner de manière homogène sur toutes les corde, tout ça doit être agréable à l'oreille".

Et avec le début du concours Reine Elisabeth, le luthier sent un engouement. "C'est une période durant laquelle, on sent qu'il y a de l'enthousiasme pour l'instrument. Ca donne envie aux gens de s'y mettre. J'espère du coup qu'on vendra un petit peu plus".

Simon Bourgeois et David Brichard​

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