Concours pour les étudiants vétérinaires: l'UNamur va à nouveau être durement touchée

L'université de Namur a fait ses comptes : cette mesure pourrait lui coûter un million d'euros par an.
L'université de Namur a fait ses comptes : cette mesure pourrait lui coûter un million d'euros par an. - © Tous droits réservés

C'est la rentrée ce lundi matin, mais c'est aussi la période des examens pour les étudiants du supérieur. Dans les universités ou les hautes écoles, c’est donc "la bloque".

Les étudiants tentent de réussir un certain nombre d'examens, "d'accumuler les crédits". Mais pour les inscrits en médecine vétérinaire, le jeu se complique cette année... Un peu comme pour les futurs médecins, ils vont aussi subir un concours en fin de première année. Ce sera en juin.

L'objectif est de réduire drastiquement le nombre d'étudiants dans cette filière.

L’UNamur durement touchée pour ce changement

Il y a en effet beaucoup d'étudiants en médecine vétérinaire à l'université de Namur. Ils sont encore 300 à s'être inscrits en premier bac cette année.

Mais la Fédération Wallonie-Bruxelles a décidé de diviser par trois le nombre d'étudiants dans cette filière. Car il n'y a qu'une seule université habilitée à organiser le master, c'est l'ULg, et elle croule sous les étudiants. La qualité de la formation en pâtit, surtout les travaux pratiques. Pas assez d'animaux, pas assez de matériel, pas assez de stages...

De plus, un nombre croissant de vétérinaires diplômés ont des difficultés à trouver du travail.

Les trois universités qui n'organisent que le baccalauréat - l'UCL, l'ULB et l'UNamur - aurait préféré une formule moins radicale que le concours. Mais le ministre de l'Enseignement supérieur Jean-Claude Marcourt (PS) a tranché en imposant le concours à la fin de la première année et un quota d'étudiants admis en deuxième année dans chaque université.

Pour l'université de Namur, ce sera 80. Pas un de plus. Or, dans le système de financement des universités, un étudiant, c'est de l'argent. L'université de Namur a fait ses comptes : cette mesure pourrait lui coûter un million d'euros par an.

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