Comment faire respecter l'interdiction de séjourner dans les résidences secondaires?

Dans certaines communes de la province de Luxembourg, on est en colère. Pas mal de citoyens belges ont décidé de ne pas respecter les consignes, et d'aller s'installer dans leurs résidences secondaires ou dans des gîtes. Pour les autorités de ces communes touristiques, la situation est compliquée. Il est très difficile de mettre les gens dehors une fois qu'ils sont installés.

Il y a quelques jours, à Daverdisse, la police est venue pour demander aux touristes de quitter les lieux, mais ce dimanche, les occupants étaient toujours dans le gîte. "Je trouve illogique que de gens qui viennent de Flandre ou de n'importe où, et refusent de partir. C'est un confinement et chacun reste chez soi. Dans mon métier de gardienne à domicile, je prends déjà des risques en étant obligée d'aller travailler. La loi est la même pour tout le monde", se plaint une riveraine.


►►► À lire aussi : Toutes les infos sur le coronavirus


Dans la région de la Haute-Lesse, 15 à 20% des logements sont des gîtes ou des résidences secondaires. Le phénomène devient une vraie source de préoccupation pour les autorités locales, qui essaient de trouver des solutions plus coercitives pour essayer de déloger les occupants. Mais ces solutions doivent respecter les normes de distanciation sociale, ce qui n'est pas toujours évident. C'est ce qu'explique le bourgmestre de Daverdisse Maxime Léonet : "Pendant les deux premiers jours de confinement, les gens jouaient le jeu. Mais depuis le début du week-end, tout le monde débarque dans les résidences secondaires. Et la population réagit. Nous sommes contactés par téléphone, par Messenger, par conseillers communaux interposés. Nous en parlons entre collègues de la zone. C'est assez catastrophique sur le terrain. Je vois d'ailleurs qu'en Flandre des outils sont mis en place pour les empêcher d'aller à la Côte, on devrait peut-être aussi se poser la question pour essayer de leur faire comprendre de faire demi-tour avant d'arriver dans les gîtes, Parce qu'après cela devient très compliqué."

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK